02 août 2007

La "TVA sociale"

b43c8ddb739c010038eb108c75cb2f3a.gifEnfin du travail pour Besson !

Nous, socialistes, sommes bien évidemment heureux que monsieur Eric Besson, peu après sa trahison auprès des socialistes, en acceptant d'entrer au gouvernement de François Fillon et de participer à la gigantesque mise en scène pour faire croire les Français à l'ouverture, ait été informé par courrier du chef du Gouvernement qu'il devra "lancer la réflexion sur la TVA sociale" avec Jean-Louis Borloo.

A vrai dire, il est vrai que nous ne savions jusqu’alors à quoi servait exactement Eric Besson dans le Gouvernement, tel qu’il fût nommé auprès du Premier ministre, secrétaire d’Etat à la Prospective. En vérité, son rôle dans la mesquinerie politicienne de l’UMP ne nous était pas inconnu le moins du monde. On savait bien de toute façon qu’il ne fallait pas voir autrement la jeune fille noire du plateau de France 2 au soir des législatives, qui faisait un éloge on ne peut plus subjectif du président de la République « qui l’a attirée à l’UMP » et l’a envoyée dans les studios des chaînes pour montrer à quel point son parti pouvait être le parti de la diversité en général, mais surtout de la diversité ethnique, et bien visible, aux environs de vingt heures trente lorsque les gens regardent le plus leur poste de télévision ! En fait, qu’il fallait voir là un même mode stratégique de l’UMP qui consiste dans la communication, et qui malheureusement y réside exclusivement. En clair, peu importe si ce que l’on fait est mal, faisons apparaître que ce que l’on fait est bien ! Période de campagne oblige...

Mais revenons à la « TVA sociale ». On l’appelle aussi, ici ou là, « TVA anti-délocalisations ». Remarquez déjà que la compression de ces deux termes peut aussi bien donner TVA anti-sociale que TVA de délocalisation sociale. Et elle conviendrait mieux, l’une comme l’autre. Pourquoi ?

Tout d’abord, il est à rappeler que la TVA est l’impôt le plus inégalitaire, puisqu’il « pèse indistinctement sur tous les citoyens qu’ils soient riches ou pauvres ». Et une augmentation de la TVA demeure à craindre, pas si facile pour réduire les inégalités sociales finalement... S’il s’avère qu’à terme une augmentation de cinq points de la TVA n’est pas exclue d’ici les prochains mois, selon les propres propos de François Fillon, on ne verrait donc plus très bien pourquoi le préfixe anti ne viendrait pas s’ajouter à l’adjectif sociale.

Ensuite, à propos de l’efficacité d’une telle mesure dans la lutte contre les délocalisations. Hier, Jean-François Copé, ex-ministre du Budget, a avoué qu’il est impératif que « les entreprises jouent le jeu » pour que l’éventuelle mesure remplisse les objectifs initialement fixés, c’est-à-dire y compris celui de restreindre le nombre de délocalisations à l’étranger. Autrement dit, il est certain que tout est déjà planifié d’avance, comme sur du papier. Les entreprises vont « (jouer) le jeu », et tout se passera comme prévu. Sauf que personne n’y croit, à commencer par les défenseurs d’une telle idée ! Surtout quand l’on connaît l’imprévisibilité de la science économique, que les plus grands patrons se disent d’ores et déjà « réservés » au sujet d’une telle mesure qui a de grandes chances de « briser la reprise actuelle »...

Nicolas Sarkozy veut aller vite, on le savait ! Le mot d’ordre est indéfectiblement ancré dans les esprits, le chef du Gouvernement a demandé à son ministre de l’Economie de « mettre à l’étude » ce mécanisme « en vue d’une mise en oeuvre rapide ». Autant dire que nos dirigeants veulent prendre de court, et aller plus vite que tout ce qui existe autour d’eux ! Elle veut surmener la gauche, en annonçant les projets au rythme le plus rapide qu’il soit, et ne pas lui laisser le temps de respirer pour réagir ! Mais la précipitation est-elle la reine de toutes les peines ? S’il s’agit de faire passer la gauche pour une espèce d’organisation de vieux croulants attardés aux idées figées depuis un demi-siècle, alors oui cela en vaut la chandelle en ce moment. Mais je ne sais si l’état de grâce rendra autant service aux Français qu’il ne sert au chef de l’Etat, le lendemain de l’écroulement d’une gauche qui ne sera plus là pour guider les citoyens et les éclairer un peu, leur démontrer par une analyse rigoureuse là où veut aller le pouvoir en place, avec des méthodes aussi fines que sournoises pour en finir avec les plus faibles.

Pour financer une Sécurité sociale de plus en plus déficitaire, pour laquelle l’unanimité du personnel expert a reconnu un mauvais système de recueil de l’argent et de répartition, on cherche à ce que les tout le monde cotisent tout ce que les employeurs ne devront plus versés... et on croit en une baisse des prix à l’origine d’un pouvoir d’achat plus affirmé. Ce doit encore être pour les plus faibles, et une étude ciblée sur l’évolution des prix du panier de la ménagère me paraît opportune, pour voir si ce ne serait pas plutôt encore, et comme toujours, ceux qui sont de plus en plus à être assujettis à l’ISF qui seront les seuls à en bénéficier !

On ne peut pas éviter...

 60e377fc6cb35de585ee1dadc0c8bcbd.jpgLe G8 !!

Le G8, ou Groupe des Huit, est une réunion informelle des huit pays "les plus riches", les plus industrialisés de la planète. Il a pour but de faire état des affaires du monde en réunissant les chefs d'Etat ou de gouvernement des anciens membres du G7 (Etats-Unis d'Amérique, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne (Royaume-Uni), France, Italie et Canada) et du président russe, depuis que la Russie y a été admise en 1998 , en signe d'ouverture de ce groupe très fermé des plus grandes économies du monde à l'ex-URSS, grande rivale de Washington durant la Guerre froide qui présentait un système diamétralement opposé à celui du camp de l'Ouest capitaliste.

Le G8 est donc le descendant direct de l'ancien G7, lui-même issu du G6 (qui n'admettait pas le Premier ministre canadien), institué au milieu des années 1970 par le Français Valéry Giscard d'Estaing, dont la volonté était de créer un cadre dans lequel les plus puissants pourraient discuter sans témoins "au coin du feu" pour une rencontre utile, qui fasse avancer la résolution des affaires internationales. En clair, des conditions formant un cadre original pertinent et efficace à remplir son objectif. Mais à quel prix ?

Aujourd'hui se pose incontestablement la question de ce que doit être la nature du point culminant de ces travaux communs, c'est-à-dire le sommet annuel qui s'organise en juin sur plusieurs jours et qui est présidé par chacun des Etats membres à tour de rôle. La nécessité de la tenue du rendez-vous oui, mais que dire de la nécessité médiatique ? Certainement qu'elle ne devrait pas exister au-delà du cadre qui la définit, et qui doit impérativement coexister aux côtés d'un véritable travail approfondi. Trop de délégations, mal de G8 ? Rien n'est plus sûr, à part peut-être : trop de journalistes, mal de sommet !

Et comme s'il s'agissait vraiment de "désacraliser la fonction", chaque fait ou geste de notre président de la République mérite allocution à la presse. Sous prétexte d'une démocratie sans faille, Nicolas Sarkozy ne voudrait-il pas plutôt réduire à néant l'influence du Premier ministre ? S'il nomme à ce poste François Fillon qui ne croit guère au pouvoir de la fonction, il veut aussi tirer la France vers un régime présidentiel. Il concentrerait ainsi un pouvoir de gouvernance direct du pays, agissant comme un véritable chef de gouvernement assurant aussi la tête de l'Etat et tout ce que cela implique... à commencer par un risque pour la pluralité des formations politiques essentielle à toute démocratie !

Alors, monsieur Sarkozy, irez-vous jusqu'à faire de la France un brillant second gendarme du monde ? Car, si vous affirmez l'idée d'indépendance de la France vis-à-vis des Etats-Unis, vous n'êtes pas moins sensible à poser tel un States president sur le portrait officiel qui orne désormais toutes nos mairies ! Réjouissez-vous de ce que promet George W. Bush en matière d'émission de gaz à effet de serre, ce n'est pas d'un décevant trop léger pas en avant dont on peut être fier !

En bref, le G8 souffre de gigantisme, il est vrai. Mais peut-être faudrait-il voir aussi à étendre ce "club" à la Chine ou à l'Inde, au Brésil ou à l'Afrique du Sud. S'il est évident que le réchauffement ne pourra être discuté en l'absence du pays de la grande muraille qui est devenu le premier polluant de la planète, on voit mal aussi la communauté internationale parler continent noir sans rien d'autre que dirigeants blancs ! Je veux bien croire aux talents de diplomate de Merkel, mais je ne sais si à Heiligendamm se sera vraiment dessiné un avenir pour NOUS !

Quoi que... Dieu seul sait si la volonté américaine de ne plus être vulnérable par le projet d'anti-missiles conjuguée avec l'angoisse de le devenir de la Russie ne viendra pas obscurcir notre ciel de métropole !

31 juillet 2007

Après les législatives...

2f398699fc26624a49b1d954cc9ca7b4.jpgVient la distribution des postes !

Jusqu'à il y a peu, environ une demi-heure, je regardais la chaîne LCP-Assemblée nationale. Il n’y avait rien de surprenant, mais comme tout le temps c’était intéressant. En tout cas pour moi, qui trouve tout ce qui passe sur ce canal, que la chaîne partage avec Public Sénat, suffisamment intéressant pour y jeter un coup d’oeil si, bien-sûr, il n’y a pas d’autre impératif et qu’il y a tout de même un minimum d’envie.

Qu’y avait-il donc jusque dix-huit heures ? Eh bien, la fort peu surprenante élection du président de l’Assemblée nationale. Non surprenante parce qu’au fond, avec la majorité absolue, le groupe UMP pouvait à lui seul faire élire qui il voulait à ce poste. Néanmoins, il s’agit d’un poste de toute première importance sur la scène politique nationale, voilà pourquoi il faut se résoudre à s’y intéresser quoi qu’en soit sa force d’attraction. Quatrième personnage de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale est l’un des deux chefs du Parlement avec le président de la haute assemblée, le Sénat. En cas de réunion en Congrès des deux chambres à Versailles, c’est lui qui est chargé de la présidence des travaux du Parlement, par exemple dans le cadre de révisions constitutionnelles. Cet homme se dénomme désormais Bernard Accoyer. Pour la petite histoire, ou plus justement un résumé de son parcours, il a été le grand arbitre parlementaire entre le clan sarkozyste et les chiraquo-villepinistes , en sa qualité de chef de file des députés UMP lors de la dernière législature, durant laquelle il avait la difficile fonction de veiller à l’unité de la majorité. Médecin de formation, ce savoyard n’aura jamais été en première ligne, ce n’était pas son souhait lors de sa présidence de groupe pas plus que ça ne le sera maintenant.

a7fd28875299980903548152aab0628a.jpgA propos de présidence de groupe, il s’est déroulé l’élection d’un autre homme à un poste stratégique, ou plutôt sa réélection : Jean-Marc Ayrault, président sortant, est reconduit à la tête du groupe PS à l’Assemblée nationale. Il aura quand même eu à affronter quelques autres candidatures, telles que celles d’Arnaud Montebourg ou Gaétan Gorce, Julien Dray ayant finalement apporté son soutien à ce grand maître de l’action en faveur de l’unité socialiste et de la cohésion, qui avait su montrer tout son talent lors de la douzième législature qui est à présent clôturée. A aussi été réglée la question du choix de l’homme pour la présidence de la puissante commission des Finances, socialiste qui, gardons-le à l’esprit, sera malgré tout très soumise aux exigences de la droite majoritaire, comme nous le rappelait Dominique Strauss-Kahn lors de son interview en duplex par PPDA au moment de la dernière soirée électorale. Enfin, ce qui veut nous être présenté comme une future Assemblée nationale sereine et une entente cordiale et constructive entre les différentes forces politiques de la majorité et de l’opposition pourrait révéler un très prochain climat de tensions d’autant plus conséquentes qu’une partie de l’échiquier politique voudrait faire croire que, si rien n’avance, c’est de la faute de l’autre par son éternel rejet des projets et propositions de la majorité. Sauf que, bien que nous acceptions une présidence difficile aux Finances du Palais Bourbon, nous n’en dénonçons pas moi un grand coup médiatique et politique se voulant une des nombreuses manoeuvres de la stratégie de vouloir faire passer la gauche, minoritaire, pour archaïque dans ses idées, pas plus moderne que pragmatique.

Là se situe toute l’importance de l’attention à donner à la guerre idéologique qui va avoir lieu et a déjà commencé, citoyens restez sur vos gardes. Vous nous avez donné un nombre inespéré de députés, vous avez senti toute la dangerosité d’une politique trop provocatrice de la part du président de la République dans des domaines où il voulait aller encore plus loin dans les réformes que ce qui avait été annoncé durant la campagne. Pour cela, nous vous devons d’opérer une véritable refondation de longue haleine du Parti socialiste, c’est un premier pas en ce sens qui a été réalisé lors de la tenue du dernier Conseil national du parti. Mais résonnez par vous-mêmes, tous les grands médias et la plupart de la presse française sont aux mains des amis de Sarkozy, ils n’hésiteront pas à abuser des moyens mis à leurs dispositions pour fausser votre propre analyse.

30 juillet 2007

On s'y attendait

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Gifle électorale pour Shinzo Abe

 

C'est un coup de semonce pour le premier ministre japonais Shinzo Abe. Son Parti libéral démocrate (PLD, droite) a enregistré l'une de ses pires défaites lors des sénatoriales partielles d'hier. Les électeurs «ont montré leur colère», a reconnu Shinzo Abe, tout en excluant de démissionner de son poste de chef du gouvernement et de dissoudre la Chambre des Représentants, où il conserve la majorité, pour convoquer des élections anticipées.

Selon les résultats officiels rendus publics tôt ce matin, le PLD et son partenaire de coalition, le Nouveau Komeito, perd 30 sièges avec seulement 103 sièges. De son côté, le principal parti d'opposition, le Parti démocrate du Japon, a fait une progression spectaculaire, remportant 112 sièges sur les 121 en jeu, un gain de 31 sièges.

«La situation est très grave mais je dois poursuivre les réformes et continuer à remplir mes fonctions de premier ministre», a-t-il déclaré. «Il est de ma responsabilité de tenir mes promesses».

Arrivé au pouvoir en septembre 2006, Shinzo Abe a vu sa cote de popularité s'effondrer récemment. Son gouvernement a été rongé par des scandales qui ont poussé l'un de ses ministres à se suicider, deux autres à démissionner.

Les sondages sortie des urnes laissaient entrevoir hier soir un échec cuisant pour son parti. «Si les projections sont correctes, nous sommes face à une défaite totale», commentait Hidenao Nakagawa, secrétaire général du PLD.

Il a ensuite annoncé qu'il allait démissionner pour assumer la responsabilité de ce revers.

Shinzo Abe envisage de procéder à un remaniement ministériel et à un remaniement à la direction de son parti fin août, selon l'agence de presse Kyodo News, citant certains de ses collaborateurs.

Les dirigeants de l'opposition, eux, se sentaient investis d'une mission. «Je crois que beaucoup d'espoirs ont été mis dans notre parti», confiait Takaaki Matsumoto, responsable du Parti démocrate du Japon (PDJ, centriste).

Sur les 242 sièges de la Chambre des conseillers (chambre haute), la moitié était à pourvoir. Avant le scrutin de dimanche, les Libéraux-Démocrates et leurs alliés du Komeito contrôlaient à eux deux 132 sièges, contre 81 pour le Parti démocrate. D'après les projections, la coalition gouvernementale pourrait tomber à 103 sièges -soit une perte de 30 sièges qui laisse la coalition loin des 122 sièges requis pour contrôler le Sénat- et le PDJ grimper à 109 sièges. Les résultats définitifs n'étaient pas attendus avant aujourd'hui.

«Nous avons fait de notre mieux (...) alors les résultats sont extrêmement décevants», a déclaré Shinzo Abe, 52 ans, qui était devenu il y a à peine un an le plus jeune Premier ministre de l'histoire du Japon.

En quelques mois, son cabinet s'est enlisé dans les scandales.

En décembre 2006, son ministre de la Réforme administrative Genichiro Sata a démissionné, accusé de corruption. Confronté en mai à des soupçons similaires, le ministre de l'Agriculture Toshikatsu Matsuoka s'est suicidé. Son successeur est lui aussi mêlé un scandale de même nature.

Le mois dernier, le ministre de la Défense Fumio Kyuma a estimé que les bombardements nucléaires de Hiroshima et Nagasaki en 1945 étaient inévitables. L'outrage populaire qu'il a ainsi provoqué a conduit à son départ anticipé.

Pour couronner le tout, le gouvernement Abe a ignoré fin 2006 les avertissements de l'opposition sur des registres de retraite qui avaient été perdus. En mai, l'ampleur du problème a éclaté: quelque 50 millions de pensions sont concernées. Les électeurs ne semblent pas lui avoir pardonné.

Source : Canoe infos, rubrique internationale

http://www2.canoe.com/infos/international/archives/2007/0...

29 juillet 2007

Nicolas Sarkozy sans pitié face aux adeptes du P2P

Vie politique

Le président de la République veut agir vite contre ce phénomène. Encore une promesse de campagne que je tiendrai nous dit-il. Mais il veut agir en militaire : il déclare la guerre au téléchargement de type Peer-to-Peer.

Mais n'y a-t-il pas d'autres façons plus intelligentes de répondre à une telle attente de la population internaute, tout en prenant en compte le malaise des artistes ? Toutefois, je ne pense pas que ce soit les grandes industries du disque qui souffrent de ce nouveau mode d'échange musical ou Jonnhy Hallyday mais bien davantage les "petits" interprétes, auteurs ou compositeurs.

La licence globale n'était-elle pas un bon compromis entre la législation en l'état et les revendications des internautes ? Elle permettait de rémunerer les artistes tout en sauvegardant la possibilité pour les internautes de s'échanger des fichiers musicaux sur la base d'un contrat commun avec toute la communauté musicale.

De plus, certaines caractéristiques de l'échange en ligne sont aussi bénéfiques pour ceux qui produisent et réalisent. Par exemple, n'est-il pas vrai que de nombreux jeunes chanteurs se sont faits connaître grâce au P2P sans quoi il n'aurait jamais pu prétendre à la moindre connaissance du public ?

Par ailleurs, il me semble que l'on puisse aussi s'interroger sur le prix des CD. Même sans le P2P, à quelle fréquence les Français acheteraient ? N'acheteraient-ils pas moins qu'avant avec un pouvoir d'achat en sommeil ? Voici mis en doute le premier argument de Nicolas Sarkozy.

Enfin, le second étant selon de la question de la protection de la culture, j'ai décidé de ne pas me prononcer mais plutôt utiliser un dessin humoristique. Sans toutefois considérer que ce dessin soit exact, ne fait-il pas un peu réflechir ?

 

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Au Japon, défaite en vue pour le Gouvernement

1c25f51513ea8037f4e47a2c0fbe7c3a.jpgVie politique

Shinzo Abe a peur, et il a raison. Il est le Premier ministre du Japon, le chef du gouvernement du pays. Mais sa popularité est en berne. Il dispose aujourd'hui de moins de 30% d'opinions favorables et est confronté au renouvellement de la moitié du Sénat. Chambre haute, elle ne peut à elle seule attribuer la conduite de la politique nationale à une ou à une coalition de formations politiques. Le parti actuellement aux commandes de l'Etat est le PLD, soit le Parti libéral-démocrate du chef de l'administration japonaise qui, d'ores et déjà a prévenu : "cette élection n'a rien à voir avec la désignation du chef du gouvernement". Il n'en reste pas moins que la majorité de droite actuelle se trouve en difficulté.

En effet, d'une part, elle ne semble plus répondre aux attentes des campagnes - qui sont leurs fiefs historiques, d'autre part, elle n'entousiasme pas davantage les villes. Elle paraît à côté de la plaque. Les dirigeants parlent réforme constitutionnelle ou enseignement du patriotisme à l'école quand une demande de la population, et particuliérement des jeunes, se fait sentir. Eux, craignent pour leur emploi. Tout le monde s'inquiète des problèmes quotidiens et des disparités sociales grandissantes. Dans la même logique, le thème des retraites demeure au centre de la campagne. Elle sera certainement à l'origine d'une victoire du grand parti de l'opposition, le Parti démocrate d' Ichiro Ozawa.

En conclusion, même si l'actuel dirigeant japonais a raison lorsqu'il dit que cette élection ne pourra le mettre en danger face à un adversaire pas forcément beaucoup plus populaire que lui et qui pourrait donc difficilement prétendre à la fonction politique suprême du pays, un sévère revers sonnerait comme un désaveu vis-à-vis de l'actuelle politique qui par exemple tient à poursuivre l'interdiction de l'utilisation d'internet à des fins électoralistes. C'est dire...

28 juillet 2007

Vers un Etat policier ?

Vie politique

470903267cfe6abfdced1d776d37255e.gifMichèle Alliot-Marie veut tripler les capacités de vidéosurveillance.

Le gouvernement veut "tripler", "le plus rapidement possible", les capacités de vidéosurveillance sur le territoire français, notamment grâce à l'interconnexion des différents dispositifs en place, a annoncé la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, jeudi 26 juillet, à l'issue d'une réunion sur ce sujet, place Beauvau. Nicolas Sarkozy avait demandé début juillet à sa ministre de "réfléchir à un vaste plan d'installation de caméras dans nos réseaux de transports en commun", sans fixer d'objectifs chiffrés.

La ministre a indiqué jeudi que son projet sera développé "de façon prioritaire dans le cadre de la future loi d'orientation et de programmation de sécurité intérieure" (Lopsi) qui devrait être présentée en conseil des ministres à l'automne.
 
IL NE S'AGIT "PAS DE FAIRE BIG BROTHER"

Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat chargé des transports, a précisé au sortir de la réunion qu'il ne s'agissait "pas de faire Big Brother".  Michèle Alliot-Marie a souligné que "les risques encourus", notamment en matière de terrorisme, "font qu'il paraît indispensable de développer la vidéosurveillance".

Pour "couvrir le plus large territoire possible", a-t-elle ajouté, il faudra une "meilleure mise en réseau [avec] tous ceux" qui utilisent déjà cette technologie, citant notamment "les collectivités, la RATP, la SNCF, les grands magasins". Le coût de l'interconnexion et des équipements publics à réaliser représente "plusieurs centaines de millions d'euros au total", a estimé la ministre.

Quant à la durée de conservation des images, "entre quarante-huit heures et une semaine selon les lieux, il n'y a pas de changement", a souligné la ministre, en assurant qu'il n'était "pas question que la police ait accès aux données" des installations privées.

L'inspecteur général de l'administration, Philippe Melchior, chargé mercredi d'une mission sur la vidéosurveillance par le président de la République Nicolas Sarkozy, devra communiquer ses propositions aux ministres concernés en septembre.

Source : Le Monde, rubrique actualités

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-939554@...

27 juillet 2007

Gordon Brown bien installé Downing street

b86966e9943ae92fb166698d6cf523f8.jpgVie politique

Un mois après, toujours en forme. Gordon Brown a en effet pour l'heure pris ses fonctions de prime minister britannique avec brio. Il est sûr que ce n'est pas Tony Blair ; certains diront qu'il n'en a pas tout le charisme... mais le successeur désigné à la tête du Gouvernement outre Atlantique, qui était jusque là chancellier de l'Echiquier (en charge des Affaires économiques), fait ses preuves et marque durablement l'esprit de ses concitoyens.

On le connaissait pour toute sa gravité et sa façon d'adopter systématiquement une attitude adequat vis-à-vis de la situation - particuliérement sérieuse en ces temps d'orages sur la scène nationale de la Grande-Bretagne et internationale. Peut-être cela est-il dû à ses origines écossaises. Entre rupture et blairisme, il sait prendre habilement position. Son objectif : remporter les prochaines élections générales. Comment y parvenir ? Récupérer les déçus de son prédécesseur, mais, dans le même temps, chercher à rallier d'autres voies. Pour cela, il coupe l'herbe sous le pied au leader des conservateurs, David Cameron, en se situant lui-même sur le thème du changement. La stratégie ne paraît pas complexe à première vue, encore faut-il s'efforcer à y ajouter une réussite. Et apparemment, Gordon Grown est tout aussi efficace dans la pratique que dans la théorie : le Labour ne cesse de creuser l'écart dans les sondages avec l'opposition.

Y intéressons-nous

Vie politique

402fa2989fbe90776af5d6204a98466f.gifLe temps d'un documentaire, la franc-maçonnerie ouvre ses loges.

Entrer dans le monde secret des francs-maçons et tenter de le comprendre, c'est l'ambition d'un documentaire proposé par la chaîne National Geographic. "Mystère", "énigme", "rumeur" : le champ lexical usité par la voix off en témoigne, la franc-maçonnerie reste aujourd'hui encore une association initiatique qui aime la discrétion. En interrogeant compagnons et détracteurs, le réalisateur, Gary Lang, multiplie les entrées pour présenter ce qu'il appelle "la plus grande société secrète du monde".

La méfiance envers la franc-maçonnerie reposerait, selon ce documentaire, sur l'ignorance de ses activités. Les rituels et les codes maçonniques aiguisent eux aussi la curiosité des non-initiés et laissent libre cours à toutes les supputations. En pénétrant à l'intérieur de temples, le réalisateur lève le voile sur plusieurs cérémonies "sacrées" et revient sur la signification des symboles maçonniques, objets d'une abondante littérature souvent fantasque. Le film offre ainsi des images et des révélations assez rares à la télévision pour être signalées.

INFORMER OU COMMUNIQUER ?

Le point de départ du documentaire est la mort de Roberto Calvi, un banquier italien membre de la loge P2, surnommé le "banquier de Dieu" en raison de ses liens avec le Vatican, retrouvé pendu sous un pont londonien en 1982. Curieusement, le réalisateur utilise ce fait divers pour mettre à mal les idées reçues sur l'institution. A l'époque, elle avait été soupçonnée d'avoir commandité ce meurtre avant que l'enquête ne s'oriente vers la piste mafieuse.

Chaque accusation est ainsi récusée par le témoignage d'un ou plusieurs maçons. Pour une conclusion des plus simples qui n'égratigne en rien leur honneur. "Dans l'ombre des francs-maçons" fait sienne l'idée que la franc-maçonnerie "n'est rien d'autre qu'une fraternité, une société de bonnes âmes philanthropiques", qui "prend des hommes bons et les rend meilleurs."

Comment expliquer cette soudaine transparence ? Sans doute pour des raisons pragmatiques. Alors que les effectifs de la plupart des loges diminuent, la franc-maçonnerie fait le pari de l'ouverture pour gagner la confiance du public. Et espère ainsi tordre le cou aux différentes théories du complot qui entourent son existence.

Le seul qui ne se dévoile pas dans ce film est le réalisateur. Peut-être aurait-il dû, comme l'ensemble des témoins qu'il a rencontrés, se présenter avant de s'exprimer, en précisant s'il était ou non lui-même franc-maçon. Histoire de lever le doute sur le but réel de ce film : informer ou communiquer ?


National Geographic, jeudi 26 juillet, 20 h 45.

Adrien Viguié
Article paru dans l'édition du 26.07.07.
Source : Le Monde, rubrique actualités

26 juillet 2007

Réaction à l'article de Lucille

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Danger et perversité du système des castes.

Intéressant en effet. Et je crois que même pour les pays et les structures internationales ainsi que pour les ONG, il n'est pas pardonnable de ne pas y réflechir. Sans faire preuve d'arrogance, il est primordial de constater que nous vivons tous sur une même planète et que, un peu comme les foyers au sein desquels il est dit qu'on peut faire ce qu'on veut sans que les voisins n'en aient à s'en occuper, ils doivent quand même intervenir en cas de besoin. Rendez-vous compte : si chaque individu laissait son voisin maltraiter sa femme ou ses enfants sans rien faire pour ne pas se mêler de ce qui ne le regarde pas, alors on serait encore plus mal que maintenant. Si eux ne s'intéressent pas au caractère infondé de ces systèmes de castes, alors c'est à nous de les faire s'y intéresser.

Toutefois, la problématique est repérée. Il a été mis en place un modèle de discrimination positive. L'erreur à ne surtout pas faire. Un individu ne doit jamais prendre une telle place au sein d'un groupe pour ce qu'il est, mais pour ce qu'il fait, et une société n'est ni plus ni moins qu'une communauté ! Vouloir appliquer le choix des quotas, c'est faire erreur dans la démarche de résolution du problème. Solutionner c'est guérir, ce n'est pas soigner. Soigner c'est répondre, et c'est le travail qu'on laisse aux infirmiers. Des docteurs doivent être là pour aider les plus faibles à acquérir les caractéristiques qui les mettront hors de danger pour ne plus subir la volonté dominatrice des plus forts.

Sur le plan religieux, c'est encore une fois une lecture dérivée qui est établie par certains acteurs. Le culte est souvent utilisé à des fins d'influence de certaines classes sur d'autres. Il serait possible de le rapprocher de l'islamisme. Et ce n'est pas étonnant que l'habitude pèse plus lourd que la Loi. La raison est même simple : le système des castes est en soi un système protecteur pour tout le monde sauf pour les castes les plus basses. Car, au final, si l'on est pas dans la caste la plus basse, on est assuré de ne jamais y être et on s'en contente agréablement, la classification se faisant à la naissance. Par ailleurs, sur ce point ce système ressemble étrangement à celui qui appartenait à l'idéologie nazie, et ce n'est pas pour rien que la croix gammée, d'origine sansrit, a été reprise par Hitler dans la poursuite de ses objectifs fondamentaux. La campagne de prévention et d'information ne semble pas si négative, pourtant il est de notre devoir de l'organiser efficacement. En conclusion, je ne dirai pas exactement comme Martin Macwan, «il n’y a qu’une solution : c’est que les mentalités changent». Oui, il est certain qu'il faut qu'elles changent. Mais puisse rééllement être l'opération du saint esprit hindoux ?

PS : j'aurai voulu savoir, si ça ne te dérange pas, dans quelle caste étaient rangés les touristes visitant le pays... c'est une question bête mais, fais gaffe de ne quand même pas te faire violer ! Cela dit, ça m'étonnerait que dans un pays comme l'Inde les Français ne soient pas appréciés, même si rester prudent en toute circonstance prévaut toujours sur notre confiance.

Effectué à partir de http://lucillecallejon.canalblog.com .

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