29 juillet 2007
Nicolas Sarkozy sans pitié face aux adeptes du P2P
Vie politique
Le président de la République veut agir vite contre ce phénomène. Encore une promesse de campagne que je tiendrai nous dit-il. Mais il veut agir en militaire : il déclare la guerre au téléchargement de type Peer-to-Peer.
Mais n'y a-t-il pas d'autres façons plus intelligentes de répondre à une telle attente de la population internaute, tout en prenant en compte le malaise des artistes ? Toutefois, je ne pense pas que ce soit les grandes industries du disque qui souffrent de ce nouveau mode d'échange musical ou Jonnhy Hallyday mais bien davantage les "petits" interprétes, auteurs ou compositeurs.
La licence globale n'était-elle pas un bon compromis entre la législation en l'état et les revendications des internautes ? Elle permettait de rémunerer les artistes tout en sauvegardant la possibilité pour les internautes de s'échanger des fichiers musicaux sur la base d'un contrat commun avec toute la communauté musicale.
De plus, certaines caractéristiques de l'échange en ligne sont aussi bénéfiques pour ceux qui produisent et réalisent. Par exemple, n'est-il pas vrai que de nombreux jeunes chanteurs se sont faits connaître grâce au P2P sans quoi il n'aurait jamais pu prétendre à la moindre connaissance du public ?
Par ailleurs, il me semble que l'on puisse aussi s'interroger sur le prix des CD. Même sans le P2P, à quelle fréquence les Français acheteraient ? N'acheteraient-ils pas moins qu'avant avec un pouvoir d'achat en sommeil ? Voici mis en doute le premier argument de Nicolas Sarkozy.
Enfin, le second étant selon de la question de la protection de la culture, j'ai décidé de ne pas me prononcer mais plutôt utiliser un dessin humoristique. Sans toutefois considérer que ce dessin soit exact, ne fait-il pas un peu réflechir ?
15:55 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Politique, économie, téléchargement P2P, Nicolas Sarkozy, internet
19 juillet 2007
Ca y est, le débauchage, c'est officiel !
Vie politique
Français, chers concitoyens, l'heure est à l'attention. Lisez scrupuleusement l'intégralité de cet article.
On savait que l'"ouverture" proposée par Nicolas Sarkozy n'était pas sans arrière-pensée. Personnne à gauche ne s'y était trompé. Ni ceux qui ont cédé à la prétendue ouverture en acceptant par exemple de participer à un gouvernement de droite, car ceux-là savaient quelle était vraiment la nature de cet acte politicien mais préféraient à l'intérêt général leur intérêt personnel de carrière, ni ceux qui n'ont pas cédé à l'ouverture, respectant l'identité de gauche et favorisant leurs convictions à leur ambition. Toutefois, si le candidat de l'UMP a été élu à la présidence de la République, il n'est pas si maladroit que cela ; il est même fin stratège et aussi, sans bien grand doute, sans scrupule. Et c'est parce qu'à lui seul il réunit ces deux conditions qu'il réussit à convaincre de sa bienveillance nombre d'entre nous, citoyens d'un Etat qu'il dirige, en nous rabâchant sans répit que ce qu'il veut est bien loin de toute malhonnêteté et est justement un moyen d'employer toutes les compétences. Cependant, il ne reste pas moins menteur. Preuve à l'appui. Il était une fois, devant 2500 cadres UMP réunis au Caroussel du Louvre, il avouait tout sur ce "calcul politique" selon ses propres mots. En effet, l'UMP en avait marre qu'on lui dise que l'ouverture était anodine, alors qu'elle voyait tous ses cadres échapper aux postes à responsabilité et ses adversaires accéder au pouvoir sous leur chef... Il fallait bien la réconforter. Sarkozy s'est lâché, le discours était prévu d'une demi-heure, il aura duré plus d'une heure. "Exalté", selon un présent.
Récits :
Ce point particulier de la politique française vous paraît-il désormais plus clair ?
18:25 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Politique, ouverture, débauchage, Nicolas Sarkozy, UMP
17 juillet 2007
Les allées folles... du pouvoir
Vie politique
6 mai 2007. Election de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.
14 juillet. Annulation de la fête nationale. Remplacement par un concert européen.
On le savait en quête de "rupture" l'ex-candidat à la tête de l'Etat. Déjà avant, pour trancher avec le style Chirac, le ministre de l'Intérieur, puis de l'Economie - avant de revenir à l'Intérieur, se voulait diamétralement opposé aux politiciens comme on se les imagine. Avec un caractère bien trempé, empli d'audace et d'arrogance, il renvoyait aussi une image bien différente des autres personnalités publiques.
L'enfant terrible de la chiraquie ne l'était pas pour rien : il a eu la peau de son ancien mentor. Il a écrasé plus d'un ténor politique lors de son périple jusqu'à l'Elysée, qu'ils soient locaux ou nationaux. Et, comme avant, il l'est toujours. Toujours avide de popularité, il est le fils d'immigré hongrois au physique désavantageux et soucieux de marquer les esprits. Comme une revanche sur lui-même, qui pourtant s'effectue aux dépens des autres.
Quels sont ces autres ? Ils se situent aussi bien dans sa majorité que dans l'opposition qu'il veut réduire à néant. Hier, pour le jour anniversaire de la Bastille, il ne fallait plus s'attendre au traditionnel discours cérémonial de treize heures. Il fallait s'attendre à un nouveau double jeu stratégique ringardisant le passé sous son prédécesseur et magnifiant l'avenir, qui se fera avec l'Europe, et sans aucun doute avec lui.
00:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique, 14 juillet, Nicolas Sarkozy, chiraquie
13 juillet 2007
Sarkozy à Epinal, ville du renouveau institutionnel
Vie politique
Même ville, même couleur. C'est une réforme des institutions qui s'annonce, comme jadis sous De Gaulle.
Quelles modifications Nicolas Sarkozy veut apporter à notre Constitution pour rendre la République "irréprochable" ?
Passage en revue :
- Un Président aux statuts révisés : droit de ce dernier de s'exprimer directement devant les parlementaires dans l'enceinte de l'Assemblée nationale et du Sénat. Mais qu'en sera-t-il de la démocratie si sa principale caution constitutionnelle est supprimée ? Un chef de l'Etat à l'influence trop importante sur les législateurs. A cela on répond "oui mais il reste les médias, ce n'est plus comme avec Napoléon". Il est clair qu'il reste de profonds médias... complaisants vis-à-vis du pouvoir élyséen.
- Encadrement des hautes nominations : participation du Parlement aux nominations de la haute fonction publique. Si tel est fait qui était dit, alors nous n'aurions pas à nous plaindre d'un léger élargissement des prérogatives du pouvoir législatif dans un pays plus présidentialisé que jamais.
- La proportionnelle : en clair tout ce qui nous est dit. Un timide "pourquoi ne pourrions-nous pas y réflechir ?".
- Pas d'abrogation en vue pour l'article 49-3. Facile pour les gouvernements de passer en force avec une opinion publique hostile. Rien de mieux pour dénigrer l'opposition. En bref, rien de bien valeureux.
Pas de VIème République malgré la crise institutionnelle.
Un Président tout-puissant face à un pouvoir législatif pas plus renforcé en réponse. C'est le modèle américain sans l'influence du Parlement et sa capacité de contrôle de l'exécutif.
Pas de révision du mode d'élection des représentants de la Nation. Mais alors comment légitimer l'action des législateurs ?
Pas de respect de l'opposition, pourtant terriblement martelée par Sarkozy lui-même.
23:05 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Politique, réforme, institutions, constitution, Nicolas Sarkozy, Vème République




