27 juillet 2007

Poème

Détente

Mon père ce héros

Au sourire si doux

Suivi d’un seul hussard qu’il aimait entre tous

Pour sa grande bravoure

Et pour sa haute taille

Parcourait à cheval

Le soir d’une bataille

Le champ couvert de morts

Sur qui tombait la nuit

Il lui sembla dans l’ombre entendre un faible bruit

C’était un Espagnol de l’Armée en déroute

Qui se traînait sanglant au bord de la route

Râlant, brisé, livide et mort plus qu’à moitié

Et qui criait « A boire, à boire par pitié ! »

Mon père ému tendit à son hussard fidèle

Une gourde de rhum qui pendait à sa scelle

Et dit : « Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé »

Tout à coup

Au moment où le hussard baissé

L’homme

Une espèce de maure

Saisit un pistolet qui l’étreignait encore

Et vise au front mon père

En criant : « Caramba »

Le coup passa si près que le chapeau tomba

Et que le cheval fit un écart en arrière

« Donne-lui tout de même à boire » dit mon père

26 juillet 2007

Réaction à l'article de Lucille

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Danger et perversité du système des castes.

Intéressant en effet. Et je crois que même pour les pays et les structures internationales ainsi que pour les ONG, il n'est pas pardonnable de ne pas y réflechir. Sans faire preuve d'arrogance, il est primordial de constater que nous vivons tous sur une même planète et que, un peu comme les foyers au sein desquels il est dit qu'on peut faire ce qu'on veut sans que les voisins n'en aient à s'en occuper, ils doivent quand même intervenir en cas de besoin. Rendez-vous compte : si chaque individu laissait son voisin maltraiter sa femme ou ses enfants sans rien faire pour ne pas se mêler de ce qui ne le regarde pas, alors on serait encore plus mal que maintenant. Si eux ne s'intéressent pas au caractère infondé de ces systèmes de castes, alors c'est à nous de les faire s'y intéresser.

Toutefois, la problématique est repérée. Il a été mis en place un modèle de discrimination positive. L'erreur à ne surtout pas faire. Un individu ne doit jamais prendre une telle place au sein d'un groupe pour ce qu'il est, mais pour ce qu'il fait, et une société n'est ni plus ni moins qu'une communauté ! Vouloir appliquer le choix des quotas, c'est faire erreur dans la démarche de résolution du problème. Solutionner c'est guérir, ce n'est pas soigner. Soigner c'est répondre, et c'est le travail qu'on laisse aux infirmiers. Des docteurs doivent être là pour aider les plus faibles à acquérir les caractéristiques qui les mettront hors de danger pour ne plus subir la volonté dominatrice des plus forts.

Sur le plan religieux, c'est encore une fois une lecture dérivée qui est établie par certains acteurs. Le culte est souvent utilisé à des fins d'influence de certaines classes sur d'autres. Il serait possible de le rapprocher de l'islamisme. Et ce n'est pas étonnant que l'habitude pèse plus lourd que la Loi. La raison est même simple : le système des castes est en soi un système protecteur pour tout le monde sauf pour les castes les plus basses. Car, au final, si l'on est pas dans la caste la plus basse, on est assuré de ne jamais y être et on s'en contente agréablement, la classification se faisant à la naissance. Par ailleurs, sur ce point ce système ressemble étrangement à celui qui appartenait à l'idéologie nazie, et ce n'est pas pour rien que la croix gammée, d'origine sansrit, a été reprise par Hitler dans la poursuite de ses objectifs fondamentaux. La campagne de prévention et d'information ne semble pas si négative, pourtant il est de notre devoir de l'organiser efficacement. En conclusion, je ne dirai pas exactement comme Martin Macwan, «il n’y a qu’une solution : c’est que les mentalités changent». Oui, il est certain qu'il faut qu'elles changent. Mais puisse rééllement être l'opération du saint esprit hindoux ?

PS : j'aurai voulu savoir, si ça ne te dérange pas, dans quelle caste étaient rangés les touristes visitant le pays... c'est une question bête mais, fais gaffe de ne quand même pas te faire violer ! Cela dit, ça m'étonnerait que dans un pays comme l'Inde les Français ne soient pas appréciés, même si rester prudent en toute circonstance prévaut toujours sur notre confiance.

Effectué à partir de http://lucillecallejon.canalblog.com .

22 juillet 2007

Une bonne "occas" pour François Fillon

ec62ab9f825ff02b9d3923d286aa0634.jpgVie politique

Juillet 2007. Un homme : François Fillon ; une fonction officielle : Premier ministre de France ; mais quel rôle au juste ?

Le président de la République nomme le Premier ministre, selon la Constitution. Mais pour en faire quoi ? Un chef de gouvernement ou un chef de cabinet ? La question est pour le moins intéressante quand Nicolas Sarkozy déclare "gouverner" le pays. A quoi sert-il ? Autrement dit, où se situe son utilité au sein de nos institutions ? Jusqu'alors, nous évoluions dans un régime semi-présidentiel, un système mixte. Mais si Jack Lang l'agrégé de droit dit ne pas connaître l'utilité d'un tel poste dans les régimes qui ne seraient simplement pas "purement parlementaires", que dire de la pertinence de son existence lorsqu'il est aisé de reconnaître une forte présidentialisation du régime sous l'impulsion de notre nouveau chef de l'Etat ?

Tout d'abord, cette volonté présidentielle est perverse. Parce que nous serions le pays le plus présidentialisé du monde et que les excès, quelle que soit leur nature, ne sont jamais bons. Les modifications de la Constitution telles qu'elles nous sont présentées par Nicolas Sarkozy renforceraient le pouvoir élyséen sans pour autant renforcer ceux du Parlement. Or, même aux Etats-Unis d'Amérique, qui sont une grande république démocratique dotée d'un régime de type présidentiel, les deux chambres législatives disposent d'un plus grand pouvoir de contrôle de l'exécutif, et globalement une étendue de prérogatives beaucoup plus large. Ensuite, il ne faut pas l'oublier, les Etats-Unis sont une république fédérale et non unitaire. De même, leur culture politique n'est pas identique. Enfin, il est certain qu'il ne faille pas retomber dans les dérives connues sous la IVème République. Il est nécessaire que le gouvernement d'un pays acquiert une certaine stabilité. Toutefois, il convient de choisir un modèle équilibré et judicieux, sans forcément surconsidérer les craintes provenant de notre histoire passée.

Quoi qu'il en soit, François Fillon est toujours là. Que faire de lui ? C'est celui qui publiquement est le Premier ministre qui, au final, est le bien fade exécuteur rue de Varenne des ordres du président de la République. C'est celui qui, au nom de la responsabilité du pouvoir exécutif, perd des points de popularité. C'est celui qui paye de sa propre personne et qui, pourtant, ne gouverne pas. Il est le fusible du locataire rue du Faubourg saint Honoré, il est le malheureux symbolisant l'aberration que, dans le pays de Victor Hugo, celui qui gouverne ne soit pas responsable.

Il nous rappelle le Vel' d'Hiv. Il demande aux jeunes de se souvenir et de ne jamais oublier. Qu'il ne s'inquiète pas pour nous, nous n'oublierons rien.