31 août 2007
Soutien
Mohamed, étudiant à la faculté de Droit de Montpellier I, est menacé de reconduite à la frontière par le département d’Etat de Montpellier.
Il est entré légalement sur le territoire français, afin de poursuivre ses études de sciences politiques, il y a plus de 5 ans. Il n’a pas terminé son cursus. Il est aujourd’hui engagé en 1ère année de Master Sciences politiques à la faculté de Droit. Cet avis d’expulsion met à mal Mohamed dans la suite de son parcours universitaire et pénalise son avenir professionnel.
Le Ministère de l’immigration (choisie) et de l’identité nationale a clairement annoncé que ses « objectifs » d’expulsions n’étaient pas encore remplis (il « manque » 25000 personnes à expulser). Les seules autorités à même de juger le parcours pédagogique de Mohamed sont ses enseignants. Un étudiant étranger entré légalement sur le territoire français, doit bénéficier d’un titre de séjour en concordance avec la durée de son cycle universitaire.
Mohamed étudie à nos côtés. Il s’est battu par le passé aux côtés des jeunes et des étudiants, au sein d'organisations étudiantes telles que l'UNEF ou d'organisations politiques tels que le MJS. Aujourd’hui, nous nous battons pour que Mohamed puisse continuer ses études en toute légalité et sérénité.
Parce que c’est une question d’humanité et de fraternité.
Battons nous pour Mohamed.
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02 août 2007
La "TVA sociale"
Enfin du travail pour Besson !
Nous, socialistes, sommes bien évidemment heureux que monsieur Eric Besson, peu après sa trahison auprès des socialistes, en acceptant d'entrer au gouvernement de François Fillon et de participer à la gigantesque mise en scène pour faire croire les Français à l'ouverture, ait été informé par courrier du chef du Gouvernement qu'il devra "lancer la réflexion sur la TVA sociale" avec Jean-Louis Borloo.
A vrai dire, il est vrai que nous ne savions jusqu’alors à quoi servait exactement Eric Besson dans le Gouvernement, tel qu’il fût nommé auprès du Premier ministre, secrétaire d’Etat à la Prospective. En vérité, son rôle dans la mesquinerie politicienne de l’UMP ne nous était pas inconnu le moins du monde. On savait bien de toute façon qu’il ne fallait pas voir autrement la jeune fille noire du plateau de France 2 au soir des législatives, qui faisait un éloge on ne peut plus subjectif du président de la République « qui l’a attirée à l’UMP » et l’a envoyée dans les studios des chaînes pour montrer à quel point son parti pouvait être le parti de la diversité en général, mais surtout de la diversité ethnique, et bien visible, aux environs de vingt heures trente lorsque les gens regardent le plus leur poste de télévision ! En fait, qu’il fallait voir là un même mode stratégique de l’UMP qui consiste dans la communication, et qui malheureusement y réside exclusivement. En clair, peu importe si ce que l’on fait est mal, faisons apparaître que ce que l’on fait est bien ! Période de campagne oblige...
Mais revenons à la « TVA sociale ». On l’appelle aussi, ici ou là, « TVA anti-délocalisations ». Remarquez déjà que la compression de ces deux termes peut aussi bien donner TVA anti-sociale que TVA de délocalisation sociale. Et elle conviendrait mieux, l’une comme l’autre. Pourquoi ?
Tout d’abord, il est à rappeler que la TVA est l’impôt le plus inégalitaire, puisqu’il « pèse indistinctement sur tous les citoyens qu’ils soient riches ou pauvres ». Et une augmentation de la TVA demeure à craindre, pas si facile pour réduire les inégalités sociales finalement... S’il s’avère qu’à terme une augmentation de cinq points de la TVA n’est pas exclue d’ici les prochains mois, selon les propres propos de François Fillon, on ne verrait donc plus très bien pourquoi le préfixe anti ne viendrait pas s’ajouter à l’adjectif sociale.
Ensuite, à propos de l’efficacité d’une telle mesure dans la lutte contre les délocalisations. Hier, Jean-François Copé, ex-ministre du Budget, a avoué qu’il est impératif que « les entreprises jouent le jeu » pour que l’éventuelle mesure remplisse les objectifs initialement fixés, c’est-à-dire y compris celui de restreindre le nombre de délocalisations à l’étranger. Autrement dit, il est certain que tout est déjà planifié d’avance, comme sur du papier. Les entreprises vont « (jouer) le jeu », et tout se passera comme prévu. Sauf que personne n’y croit, à commencer par les défenseurs d’une telle idée ! Surtout quand l’on connaît l’imprévisibilité de la science économique, que les plus grands patrons se disent d’ores et déjà « réservés » au sujet d’une telle mesure qui a de grandes chances de « briser la reprise actuelle »...
Nicolas Sarkozy veut aller vite, on le savait ! Le mot d’ordre est indéfectiblement ancré dans les esprits, le chef du Gouvernement a demandé à son ministre de l’Economie de « mettre à l’étude » ce mécanisme « en vue d’une mise en oeuvre rapide ». Autant dire que nos dirigeants veulent prendre de court, et aller plus vite que tout ce qui existe autour d’eux ! Elle veut surmener la gauche, en annonçant les projets au rythme le plus rapide qu’il soit, et ne pas lui laisser le temps de respirer pour réagir ! Mais la précipitation est-elle la reine de toutes les peines ? S’il s’agit de faire passer la gauche pour une espèce d’organisation de vieux croulants attardés aux idées figées depuis un demi-siècle, alors oui cela en vaut la chandelle en ce moment. Mais je ne sais si l’état de grâce rendra autant service aux Français qu’il ne sert au chef de l’Etat, le lendemain de l’écroulement d’une gauche qui ne sera plus là pour guider les citoyens et les éclairer un peu, leur démontrer par une analyse rigoureuse là où veut aller le pouvoir en place, avec des méthodes aussi fines que sournoises pour en finir avec les plus faibles.
Pour financer une Sécurité sociale de plus en plus déficitaire, pour laquelle l’unanimité du personnel expert a reconnu un mauvais système de recueil de l’argent et de répartition, on cherche à ce que les tout le monde cotisent tout ce que les employeurs ne devront plus versés... et on croit en une baisse des prix à l’origine d’un pouvoir d’achat plus affirmé. Ce doit encore être pour les plus faibles, et une étude ciblée sur l’évolution des prix du panier de la ménagère me paraît opportune, pour voir si ce ne serait pas plutôt encore, et comme toujours, ceux qui sont de plus en plus à être assujettis à l’ISF qui seront les seuls à en bénéficier !
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On ne peut pas éviter...
Le G8 !!
Le G8, ou Groupe des Huit, est une réunion informelle des huit pays "les plus riches", les plus industrialisés de la planète. Il a pour but de faire état des affaires du monde en réunissant les chefs d'Etat ou de gouvernement des anciens membres du G7 (Etats-Unis d'Amérique, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne (Royaume-Uni), France, Italie et Canada) et du président russe, depuis que la Russie y a été admise en 1998 , en signe d'ouverture de ce groupe très fermé des plus grandes économies du monde à l'ex-URSS, grande rivale de Washington durant la Guerre froide qui présentait un système diamétralement opposé à celui du camp de l'Ouest capitaliste.
Le G8 est donc le descendant direct de l'ancien G7, lui-même issu du G6 (qui n'admettait pas le Premier ministre canadien), institué au milieu des années 1970 par le Français Valéry Giscard d'Estaing, dont la volonté était de créer un cadre dans lequel les plus puissants pourraient discuter sans témoins "au coin du feu" pour une rencontre utile, qui fasse avancer la résolution des affaires internationales. En clair, des conditions formant un cadre original pertinent et efficace à remplir son objectif. Mais à quel prix ?
Aujourd'hui se pose incontestablement la question de ce que doit être la nature du point culminant de ces travaux communs, c'est-à-dire le sommet annuel qui s'organise en juin sur plusieurs jours et qui est présidé par chacun des Etats membres à tour de rôle. La nécessité de la tenue du rendez-vous oui, mais que dire de la nécessité médiatique ? Certainement qu'elle ne devrait pas exister au-delà du cadre qui la définit, et qui doit impérativement coexister aux côtés d'un véritable travail approfondi. Trop de délégations, mal de G8 ? Rien n'est plus sûr, à part peut-être : trop de journalistes, mal de sommet !
Et comme s'il s'agissait vraiment de "désacraliser la fonction", chaque fait ou geste de notre président de la République mérite allocution à la presse. Sous prétexte d'une démocratie sans faille, Nicolas Sarkozy ne voudrait-il pas plutôt réduire à néant l'influence du Premier ministre ? S'il nomme à ce poste François Fillon qui ne croit guère au pouvoir de la fonction, il veut aussi tirer la France vers un régime présidentiel. Il concentrerait ainsi un pouvoir de gouvernance direct du pays, agissant comme un véritable chef de gouvernement assurant aussi la tête de l'Etat et tout ce que cela implique... à commencer par un risque pour la pluralité des formations politiques essentielle à toute démocratie !
Alors, monsieur Sarkozy, irez-vous jusqu'à faire de la France un brillant second gendarme du monde ? Car, si vous affirmez l'idée d'indépendance de la France vis-à-vis des Etats-Unis, vous n'êtes pas moins sensible à poser tel un States president sur le portrait officiel qui orne désormais toutes nos mairies ! Réjouissez-vous de ce que promet George W. Bush en matière d'émission de gaz à effet de serre, ce n'est pas d'un décevant trop léger pas en avant dont on peut être fier !
En bref, le G8 souffre de gigantisme, il est vrai. Mais peut-être faudrait-il voir aussi à étendre ce "club" à la Chine ou à l'Inde, au Brésil ou à l'Afrique du Sud. S'il est évident que le réchauffement ne pourra être discuté en l'absence du pays de la grande muraille qui est devenu le premier polluant de la planète, on voit mal aussi la communauté internationale parler continent noir sans rien d'autre que dirigeants blancs ! Je veux bien croire aux talents de diplomate de Merkel, mais je ne sais si à Heiligendamm se sera vraiment dessiné un avenir pour NOUS !
Quoi que... Dieu seul sait si la volonté américaine de ne plus être vulnérable par le projet d'anti-missiles conjuguée avec l'angoisse de le devenir de la Russie ne viendra pas obscurcir notre ciel de métropole !
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