31 juillet 2007

Ce blog est en vacances... bien méritées !

030367b6da55ac572260632f5fd72368.jpgEn effet, l'administrateur de ce blog est âoutien. Non pas qu'il prenne ses vacances en âout - non, ce n'est pas cela (quoi qu'il repartira quand même d'ici peu pour deux semaines dans sa région natale), mais il fait prendre à son blog des vacances en âout. Jusqu'à septembre, il ne rédigera plus d'article pour sarkomythe.hautetfort.com.

Cependant, il tient à préciser aux fidèles visiteurs de ce blog qu'il sera tout de même actualisé ! Sur le modèle du blog de Nicolas Anoto , Sarkomythe a décidé de publier quotidiennement un article appartenant aux archives de ce blog, selon des critères variables, de préférence des articles non commentés. Histoire de vous faire revivre certains bons moments du blog, des événements passés dont il est toujours intéressant de se rappeler.

Alors, comme vous pouvez vous en douter, il y a bien une raison à tout cela. Il s'agit tout simplement du fait que l'auteur s'investisse depuis dans d'autres blogs collectifs, tels que Le débat des idées ou encore Emma Watson. Depuis sa création, sarkomythe.hautetfort.com - le blog politique d'un sympathisant socialiste, a connu un succès certain et s'est peu à peu (re)structurer pour tenter d'offrir aux internautes un espace d'échange meilleur. Faire connaître un nouveau site ou y associer des fonctionnalités, ça demande du temps. Et par la même occasion il demande la tolérance  de ses lecteurs en leur souhaitant d'excellentes vacances !

Après les législatives...

2f398699fc26624a49b1d954cc9ca7b4.jpgVient la distribution des postes !

Jusqu'à il y a peu, environ une demi-heure, je regardais la chaîne LCP-Assemblée nationale. Il n’y avait rien de surprenant, mais comme tout le temps c’était intéressant. En tout cas pour moi, qui trouve tout ce qui passe sur ce canal, que la chaîne partage avec Public Sénat, suffisamment intéressant pour y jeter un coup d’oeil si, bien-sûr, il n’y a pas d’autre impératif et qu’il y a tout de même un minimum d’envie.

Qu’y avait-il donc jusque dix-huit heures ? Eh bien, la fort peu surprenante élection du président de l’Assemblée nationale. Non surprenante parce qu’au fond, avec la majorité absolue, le groupe UMP pouvait à lui seul faire élire qui il voulait à ce poste. Néanmoins, il s’agit d’un poste de toute première importance sur la scène politique nationale, voilà pourquoi il faut se résoudre à s’y intéresser quoi qu’en soit sa force d’attraction. Quatrième personnage de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale est l’un des deux chefs du Parlement avec le président de la haute assemblée, le Sénat. En cas de réunion en Congrès des deux chambres à Versailles, c’est lui qui est chargé de la présidence des travaux du Parlement, par exemple dans le cadre de révisions constitutionnelles. Cet homme se dénomme désormais Bernard Accoyer. Pour la petite histoire, ou plus justement un résumé de son parcours, il a été le grand arbitre parlementaire entre le clan sarkozyste et les chiraquo-villepinistes , en sa qualité de chef de file des députés UMP lors de la dernière législature, durant laquelle il avait la difficile fonction de veiller à l’unité de la majorité. Médecin de formation, ce savoyard n’aura jamais été en première ligne, ce n’était pas son souhait lors de sa présidence de groupe pas plus que ça ne le sera maintenant.

a7fd28875299980903548152aab0628a.jpgA propos de présidence de groupe, il s’est déroulé l’élection d’un autre homme à un poste stratégique, ou plutôt sa réélection : Jean-Marc Ayrault, président sortant, est reconduit à la tête du groupe PS à l’Assemblée nationale. Il aura quand même eu à affronter quelques autres candidatures, telles que celles d’Arnaud Montebourg ou Gaétan Gorce, Julien Dray ayant finalement apporté son soutien à ce grand maître de l’action en faveur de l’unité socialiste et de la cohésion, qui avait su montrer tout son talent lors de la douzième législature qui est à présent clôturée. A aussi été réglée la question du choix de l’homme pour la présidence de la puissante commission des Finances, socialiste qui, gardons-le à l’esprit, sera malgré tout très soumise aux exigences de la droite majoritaire, comme nous le rappelait Dominique Strauss-Kahn lors de son interview en duplex par PPDA au moment de la dernière soirée électorale. Enfin, ce qui veut nous être présenté comme une future Assemblée nationale sereine et une entente cordiale et constructive entre les différentes forces politiques de la majorité et de l’opposition pourrait révéler un très prochain climat de tensions d’autant plus conséquentes qu’une partie de l’échiquier politique voudrait faire croire que, si rien n’avance, c’est de la faute de l’autre par son éternel rejet des projets et propositions de la majorité. Sauf que, bien que nous acceptions une présidence difficile aux Finances du Palais Bourbon, nous n’en dénonçons pas moi un grand coup médiatique et politique se voulant une des nombreuses manoeuvres de la stratégie de vouloir faire passer la gauche, minoritaire, pour archaïque dans ses idées, pas plus moderne que pragmatique.

Là se situe toute l’importance de l’attention à donner à la guerre idéologique qui va avoir lieu et a déjà commencé, citoyens restez sur vos gardes. Vous nous avez donné un nombre inespéré de députés, vous avez senti toute la dangerosité d’une politique trop provocatrice de la part du président de la République dans des domaines où il voulait aller encore plus loin dans les réformes que ce qui avait été annoncé durant la campagne. Pour cela, nous vous devons d’opérer une véritable refondation de longue haleine du Parti socialiste, c’est un premier pas en ce sens qui a été réalisé lors de la tenue du dernier Conseil national du parti. Mais résonnez par vous-mêmes, tous les grands médias et la plupart de la presse française sont aux mains des amis de Sarkozy, ils n’hésiteront pas à abuser des moyens mis à leurs dispositions pour fausser votre propre analyse.

30 juillet 2007

On s'y attendait

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Gifle électorale pour Shinzo Abe

 

C'est un coup de semonce pour le premier ministre japonais Shinzo Abe. Son Parti libéral démocrate (PLD, droite) a enregistré l'une de ses pires défaites lors des sénatoriales partielles d'hier. Les électeurs «ont montré leur colère», a reconnu Shinzo Abe, tout en excluant de démissionner de son poste de chef du gouvernement et de dissoudre la Chambre des Représentants, où il conserve la majorité, pour convoquer des élections anticipées.

Selon les résultats officiels rendus publics tôt ce matin, le PLD et son partenaire de coalition, le Nouveau Komeito, perd 30 sièges avec seulement 103 sièges. De son côté, le principal parti d'opposition, le Parti démocrate du Japon, a fait une progression spectaculaire, remportant 112 sièges sur les 121 en jeu, un gain de 31 sièges.

«La situation est très grave mais je dois poursuivre les réformes et continuer à remplir mes fonctions de premier ministre», a-t-il déclaré. «Il est de ma responsabilité de tenir mes promesses».

Arrivé au pouvoir en septembre 2006, Shinzo Abe a vu sa cote de popularité s'effondrer récemment. Son gouvernement a été rongé par des scandales qui ont poussé l'un de ses ministres à se suicider, deux autres à démissionner.

Les sondages sortie des urnes laissaient entrevoir hier soir un échec cuisant pour son parti. «Si les projections sont correctes, nous sommes face à une défaite totale», commentait Hidenao Nakagawa, secrétaire général du PLD.

Il a ensuite annoncé qu'il allait démissionner pour assumer la responsabilité de ce revers.

Shinzo Abe envisage de procéder à un remaniement ministériel et à un remaniement à la direction de son parti fin août, selon l'agence de presse Kyodo News, citant certains de ses collaborateurs.

Les dirigeants de l'opposition, eux, se sentaient investis d'une mission. «Je crois que beaucoup d'espoirs ont été mis dans notre parti», confiait Takaaki Matsumoto, responsable du Parti démocrate du Japon (PDJ, centriste).

Sur les 242 sièges de la Chambre des conseillers (chambre haute), la moitié était à pourvoir. Avant le scrutin de dimanche, les Libéraux-Démocrates et leurs alliés du Komeito contrôlaient à eux deux 132 sièges, contre 81 pour le Parti démocrate. D'après les projections, la coalition gouvernementale pourrait tomber à 103 sièges -soit une perte de 30 sièges qui laisse la coalition loin des 122 sièges requis pour contrôler le Sénat- et le PDJ grimper à 109 sièges. Les résultats définitifs n'étaient pas attendus avant aujourd'hui.

«Nous avons fait de notre mieux (...) alors les résultats sont extrêmement décevants», a déclaré Shinzo Abe, 52 ans, qui était devenu il y a à peine un an le plus jeune Premier ministre de l'histoire du Japon.

En quelques mois, son cabinet s'est enlisé dans les scandales.

En décembre 2006, son ministre de la Réforme administrative Genichiro Sata a démissionné, accusé de corruption. Confronté en mai à des soupçons similaires, le ministre de l'Agriculture Toshikatsu Matsuoka s'est suicidé. Son successeur est lui aussi mêlé un scandale de même nature.

Le mois dernier, le ministre de la Défense Fumio Kyuma a estimé que les bombardements nucléaires de Hiroshima et Nagasaki en 1945 étaient inévitables. L'outrage populaire qu'il a ainsi provoqué a conduit à son départ anticipé.

Pour couronner le tout, le gouvernement Abe a ignoré fin 2006 les avertissements de l'opposition sur des registres de retraite qui avaient été perdus. En mai, l'ampleur du problème a éclaté: quelque 50 millions de pensions sont concernées. Les électeurs ne semblent pas lui avoir pardonné.

Source : Canoe infos, rubrique internationale

http://www2.canoe.com/infos/international/archives/2007/0...

29 juillet 2007

Parlez-vous globish ?

Détente

Si vous comprenez le texte qui suit...

C'est aussi indispensable dans un brainstorming que pour un one to one au desk du boss. En effet, si vous ne comprenez pas les résultats du benchmarking sur le B to C offshore, gare au downsizing. Une place dans l'open space, ça se mérite. Vous devez être simply the best. Mais no stress : avec un bon coach, sky is the limit quel que soit votre background. Travaillez straight to the point pendant les jours en day off et vous serez on top.

... alors vous êtes fort en globish !

En effet, le globish est la contraction de "global" et "english" et est le langage qui est le plus en plus prisé dans les entreprises. Alors je compte sur les spécialistes de la communication (et en particulier ceux qui veulent créer une entreprise) pour me déchiffrer tout ça ! Au travail les fainiants, et que ça saute !

Nicolas Sarkozy sans pitié face aux adeptes du P2P

Vie politique

Le président de la République veut agir vite contre ce phénomène. Encore une promesse de campagne que je tiendrai nous dit-il. Mais il veut agir en militaire : il déclare la guerre au téléchargement de type Peer-to-Peer.

Mais n'y a-t-il pas d'autres façons plus intelligentes de répondre à une telle attente de la population internaute, tout en prenant en compte le malaise des artistes ? Toutefois, je ne pense pas que ce soit les grandes industries du disque qui souffrent de ce nouveau mode d'échange musical ou Jonnhy Hallyday mais bien davantage les "petits" interprétes, auteurs ou compositeurs.

La licence globale n'était-elle pas un bon compromis entre la législation en l'état et les revendications des internautes ? Elle permettait de rémunerer les artistes tout en sauvegardant la possibilité pour les internautes de s'échanger des fichiers musicaux sur la base d'un contrat commun avec toute la communauté musicale.

De plus, certaines caractéristiques de l'échange en ligne sont aussi bénéfiques pour ceux qui produisent et réalisent. Par exemple, n'est-il pas vrai que de nombreux jeunes chanteurs se sont faits connaître grâce au P2P sans quoi il n'aurait jamais pu prétendre à la moindre connaissance du public ?

Par ailleurs, il me semble que l'on puisse aussi s'interroger sur le prix des CD. Même sans le P2P, à quelle fréquence les Français acheteraient ? N'acheteraient-ils pas moins qu'avant avec un pouvoir d'achat en sommeil ? Voici mis en doute le premier argument de Nicolas Sarkozy.

Enfin, le second étant selon de la question de la protection de la culture, j'ai décidé de ne pas me prononcer mais plutôt utiliser un dessin humoristique. Sans toutefois considérer que ce dessin soit exact, ne fait-il pas un peu réflechir ?

 

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Au Japon, défaite en vue pour le Gouvernement

1c25f51513ea8037f4e47a2c0fbe7c3a.jpgVie politique

Shinzo Abe a peur, et il a raison. Il est le Premier ministre du Japon, le chef du gouvernement du pays. Mais sa popularité est en berne. Il dispose aujourd'hui de moins de 30% d'opinions favorables et est confronté au renouvellement de la moitié du Sénat. Chambre haute, elle ne peut à elle seule attribuer la conduite de la politique nationale à une ou à une coalition de formations politiques. Le parti actuellement aux commandes de l'Etat est le PLD, soit le Parti libéral-démocrate du chef de l'administration japonaise qui, d'ores et déjà a prévenu : "cette élection n'a rien à voir avec la désignation du chef du gouvernement". Il n'en reste pas moins que la majorité de droite actuelle se trouve en difficulté.

En effet, d'une part, elle ne semble plus répondre aux attentes des campagnes - qui sont leurs fiefs historiques, d'autre part, elle n'entousiasme pas davantage les villes. Elle paraît à côté de la plaque. Les dirigeants parlent réforme constitutionnelle ou enseignement du patriotisme à l'école quand une demande de la population, et particuliérement des jeunes, se fait sentir. Eux, craignent pour leur emploi. Tout le monde s'inquiète des problèmes quotidiens et des disparités sociales grandissantes. Dans la même logique, le thème des retraites demeure au centre de la campagne. Elle sera certainement à l'origine d'une victoire du grand parti de l'opposition, le Parti démocrate d' Ichiro Ozawa.

En conclusion, même si l'actuel dirigeant japonais a raison lorsqu'il dit que cette élection ne pourra le mettre en danger face à un adversaire pas forcément beaucoup plus populaire que lui et qui pourrait donc difficilement prétendre à la fonction politique suprême du pays, un sévère revers sonnerait comme un désaveu vis-à-vis de l'actuelle politique qui par exemple tient à poursuivre l'interdiction de l'utilisation d'internet à des fins électoralistes. C'est dire...

28 juillet 2007

Petit test

Détente

Savez-vous convaincre les autres ?

  • Vous voulez que votre conjoint vous aide à faire la vaiselle. Vous lui demandez :
  1. Est-ce que tu m'aides à faire la vaiselle ?
  2. Est-ce que tu préfères rincer ou laver la vaisselle ?
  • Vous aimeriez vraiment que votre patron vous confie une nouvelle tâche ou une mission à laquelle vous tenez particulièrement. Vous lui demandez :
  1. Y a-t-il un moyen d'obtenir ce travail ?
  2. Comment puis-je faire pour obtenir ce travail ?
  • Vous essayez de récupérer de l'argent que vous avez prêté à un ami. Vous lui dîtes :
  1. Tu me le rends ?
  2. Quand me rendras-tu l'argent que je t'ai prêté ?
  • Vous voulez une augmentation de salaire. Vous demandez à votre patron :
  1. Puis-je avoir une augmentation ?
  2. Etant donné que j'ai maintenant davantage de responsabilités, combien pourrai-je avoir d'augmentation ?
  • Vous voudriez que votre conjoint vienne avec vous au cinéma. Vous lui dîtes :
  1. Je sais que tu es très occupé(e), mais j'aimerais aller au cinéma.
  2. Ca t'irait d'aller au cinéma après dîner ?
  • Vous avez envie d'aller à la piscine et vous voulez y emmener toute votre famille. Vous dîtes :
  1. Nous allons tous à la piscine !
  2. Nous allons préparer les affaires pour aller tous ensemble à la piscine !

Faîtes-moi part de vos réponses pour que je puisse vous communiquer la mienne !

Vers un Etat policier ?

Vie politique

470903267cfe6abfdced1d776d37255e.gifMichèle Alliot-Marie veut tripler les capacités de vidéosurveillance.

Le gouvernement veut "tripler", "le plus rapidement possible", les capacités de vidéosurveillance sur le territoire français, notamment grâce à l'interconnexion des différents dispositifs en place, a annoncé la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, jeudi 26 juillet, à l'issue d'une réunion sur ce sujet, place Beauvau. Nicolas Sarkozy avait demandé début juillet à sa ministre de "réfléchir à un vaste plan d'installation de caméras dans nos réseaux de transports en commun", sans fixer d'objectifs chiffrés.

La ministre a indiqué jeudi que son projet sera développé "de façon prioritaire dans le cadre de la future loi d'orientation et de programmation de sécurité intérieure" (Lopsi) qui devrait être présentée en conseil des ministres à l'automne.
 
IL NE S'AGIT "PAS DE FAIRE BIG BROTHER"

Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat chargé des transports, a précisé au sortir de la réunion qu'il ne s'agissait "pas de faire Big Brother".  Michèle Alliot-Marie a souligné que "les risques encourus", notamment en matière de terrorisme, "font qu'il paraît indispensable de développer la vidéosurveillance".

Pour "couvrir le plus large territoire possible", a-t-elle ajouté, il faudra une "meilleure mise en réseau [avec] tous ceux" qui utilisent déjà cette technologie, citant notamment "les collectivités, la RATP, la SNCF, les grands magasins". Le coût de l'interconnexion et des équipements publics à réaliser représente "plusieurs centaines de millions d'euros au total", a estimé la ministre.

Quant à la durée de conservation des images, "entre quarante-huit heures et une semaine selon les lieux, il n'y a pas de changement", a souligné la ministre, en assurant qu'il n'était "pas question que la police ait accès aux données" des installations privées.

L'inspecteur général de l'administration, Philippe Melchior, chargé mercredi d'une mission sur la vidéosurveillance par le président de la République Nicolas Sarkozy, devra communiquer ses propositions aux ministres concernés en septembre.

Source : Le Monde, rubrique actualités

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-939554@...

27 juillet 2007

Gordon Brown bien installé Downing street

b86966e9943ae92fb166698d6cf523f8.jpgVie politique

Un mois après, toujours en forme. Gordon Brown a en effet pour l'heure pris ses fonctions de prime minister britannique avec brio. Il est sûr que ce n'est pas Tony Blair ; certains diront qu'il n'en a pas tout le charisme... mais le successeur désigné à la tête du Gouvernement outre Atlantique, qui était jusque là chancellier de l'Echiquier (en charge des Affaires économiques), fait ses preuves et marque durablement l'esprit de ses concitoyens.

On le connaissait pour toute sa gravité et sa façon d'adopter systématiquement une attitude adequat vis-à-vis de la situation - particuliérement sérieuse en ces temps d'orages sur la scène nationale de la Grande-Bretagne et internationale. Peut-être cela est-il dû à ses origines écossaises. Entre rupture et blairisme, il sait prendre habilement position. Son objectif : remporter les prochaines élections générales. Comment y parvenir ? Récupérer les déçus de son prédécesseur, mais, dans le même temps, chercher à rallier d'autres voies. Pour cela, il coupe l'herbe sous le pied au leader des conservateurs, David Cameron, en se situant lui-même sur le thème du changement. La stratégie ne paraît pas complexe à première vue, encore faut-il s'efforcer à y ajouter une réussite. Et apparemment, Gordon Grown est tout aussi efficace dans la pratique que dans la théorie : le Labour ne cesse de creuser l'écart dans les sondages avec l'opposition.

Poème

Détente

Mon père ce héros

Au sourire si doux

Suivi d’un seul hussard qu’il aimait entre tous

Pour sa grande bravoure

Et pour sa haute taille

Parcourait à cheval

Le soir d’une bataille

Le champ couvert de morts

Sur qui tombait la nuit

Il lui sembla dans l’ombre entendre un faible bruit

C’était un Espagnol de l’Armée en déroute

Qui se traînait sanglant au bord de la route

Râlant, brisé, livide et mort plus qu’à moitié

Et qui criait « A boire, à boire par pitié ! »

Mon père ému tendit à son hussard fidèle

Une gourde de rhum qui pendait à sa scelle

Et dit : « Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé »

Tout à coup

Au moment où le hussard baissé

L’homme

Une espèce de maure

Saisit un pistolet qui l’étreignait encore

Et vise au front mon père

En criant : « Caramba »

Le coup passa si près que le chapeau tomba

Et que le cheval fit un écart en arrière

« Donne-lui tout de même à boire » dit mon père

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