21 juin 2007

Sarkozy omniprésent

4cecb871c58076d36c8714a043e355e3.jpgPetit retour sur hier

20 juin 2007.

  • Jour anniversaire de quelqu'un qui m'est très proche.
  • Préparation du sommet européen par Nicolas Sarkozy.
  • Déclaration du Président devant les parlementaires UMP.
  • Interview télévisée (médiatisée) du chef de l'Etat.

Mais qui sont donc ces trois personnages ? A savoir, Nicolas Sarkozy, le Président et le chef de l’Etat...

Je dis bien trois car je ne sais si ne serait-ce qu’un seul des trois individus cités pourrait m’être proche...

Alors laissons de côté la vie personnelle, et intéressons-nous ici bien davantage à la magnifique conduite du pouvoir par celui qui est désormais notre représentant à tous.

Il court il court Sarkozy... aux plateaux télévisés. Ou plutôt non, il courait. En effet, ce n’est plus lui qui court chez TF1, c’est TF1 qui court chez lui, comme les autres chaînes d’ailleurs, car depuis qu’il tient les rennes de l’Etat, la France c‘est un peu chez lui. Toujours plus d’apparitions en public, à la télévision, à la radio, plus de moi sur internet, plus d’articles dans les journaux, voilà la recette d’une parfaite réussite sarkozienne.

Il ne faut pas qu’on l’oublie, il ne faut pas que l’on oublie ce qu’il pense. Et ça ne risque pas d’arriver. Pour cela, il a même confectionné une nouvelle conception du rôle qui est à présent le sien. C’est-à-dire continuer à faire de la politique de partis, même Président de tous les Français comme il s’était dit. Mais je pense qu’il se croit encore le président de la seule UMP. Or, pour atteindre les 53 % qui l’ont élu, il a déjà dû rassembler bien au-delà. Ce n’est pas pour rien qu’il a forcé à une « direction collégiale » de ce parti, un nom qui en vérité cache le règne d’un seul homme.

Ils le disent, « le patron se trouve bel et bien à l’Elysée ». Autres preuves irréfutables : la prononciation d’un véritable discours de politique générale devant les députés de sa majorité reçus à l’Elysée, coupant ainsi l’herbe sous le pied à François Fillon, son Premier ministre qui, lui, s’apprête toujours à lire un discours similaire mais cette fois à l’Assemblée, qui ne pourra être qu’un simple décalque de l’allocution présidentielle. Comme pour TF1, ce n’est plus lui qui va vers les autres, mais ce sont les autres qui viennent à lui. A quoi sert le Premier ministre dans tout cela ? Et le Gouvernement, n’est-ce pas lui qui doit, comme son nom l’indique, gouverner la France ? Moi qui pensais que le Président devait présider, je suis bien loin du compte avec la réalité d’aujourd’hui dans laquelle le Gouvernement n’est que l’exécutant des ordres du Président...

De même, la séparation des pouvoirs, principe fondamental de toute démocratie, est assurée dans notre Constitution par un certain article précisant que le Président n’a aucun droit de se présenter à l’Assemblée, mais pour voir les mêmes personnalités ailleurs qu’à l’Assemblée, il n’a qu’à les inviter chez lui, cette fois avec les membres de l’opposition, contrairement à ce qu’il a fait hier. Si tant est qu’il existe encore des membres de l’opposition, avec tous ces prétendus « hommes de gauche » qui acceptent l’entrée dans un gouvernement de droite de peur de ne plus voir de leur vie les allées du pouvoir...

Enfin, heureux de savoir qu’ils vont effectués une partie des réformes, étant de toute manière responsables de toutes selon le respect de la solidarité au sein d’un gouvernement, réformes pour lesquelles Sarkozy veut « aller vite », réformes sur lesquelles les parlementaires se pencheront pendant les vacances sans perdre plus de temps qu’il n’en faut pour que la gauche puisse réagir, parfois bien plus isolée dans une opposition en saison estivale.

Voilà pour une partie de toute la tactique et la stratégie d’un personnage qui nous réserve encore bien des surprises, malheureusement affreusement mauvaises pour les Français, qui ont tout de même redonné à la gauche plus de sièges qu’elle n’en espérait selon les sondages, et surtout plus qu’elle n’en avait auparavant...

20 juin 2007

Le nouveau Gouvernement

565da1f7a8294404244023d1167ace82.jpgBeaucoup à dire !!

  • François FILLON, Premier ministre

15 ministres

  • Jean-Louis BORLOO, ministre d'Etat,

ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables

Il est promu au « super ministère » alors taillé sur mesure pour Juppé !

On l’imagine principal responsable du recul de la présence UMP à l’Assemblée,

mais on voyait mal autre que lui pour le Grenelle de l’Environnement.

  • Michèle ALLIOT-MARIE,

Intérieur, Outre-mer et Collectivités territoriales

L’éternelle numéro trois.

Elle était passée de la Défense à l’Intérieur.

  • Bernard KOUCHNER,

Affaires étrangères et européennes

  • Christine LAGARDE,

Economie, Finances et Emploi

La circonstance la promue.

  • Brice HORTEFEUX,

Immigration, Intégration, Identité nationale et Codéveloppement

  • Rachida DATI,

garde des Sceaux

  • Michel BARNIER,

Agriculture et Pêche

Le grand retour au Gouvernement.

Il l’avait quitté en 2005.

  • Xavier BERTRAND,

Travail, Relations sociales et Solidarité

  • Xavier DARCOS,

Education nationale

  • Valérie PECRESSE,

Enseignement supérieur et Recherche

  • Hervé MORIN,

Défense

  • Roselyne BACHELOT-NARQUIN,

Santé, Jeunesse et Sports

  • Christine BOUTIN,

Logement et Ville

  • Christine ALBANEL,

Culture et Communication

Elle perd sa fonction de porte-parole au profit du jeune loup député Laurent Wauquiez !

  • Eric WOERTH,

Budget, Comptes publics et Fonction publique

16 secrétaires d’Etat

  • Roger KAROUTCHI,

chargé des Relations avec le Parlement

  • Jean-Pierre JOUYET,

Affaires européennes

  • Laurent WAUQUIEZ,

porte-parole du Gouvernement

Quel domaine de responsabilité ?

Juste la bonne parole du Gouvernement ?

  • Eric BESSON,

Prospective et Evaluation des politiques publiques

  • Valérie LETARD,

Solidarité

Un nouveau Centre.

  • Dominique BUSSEREAU,

Transports

  • Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET,

Ecologie

« Chiraquienne », même si la chiraquie n’existe pas dans l’Etat Sarkozy.

Son arrière grand-père était SFIO, s’il savait où siège désormais cette partie de lui !

Son mari est militant socialiste, et lui le sait !

  • Christian ESTROSI,

Outre-mer

Enfin le second « sarkozyste historique » .

C’est vrai que ceux qui l’ont toujours appuyé ne sont pas forcément les plus récompensés...

  • André SANTINI,

Fonction publique

  • Jean-Marie BOCKEL,

Coopération et Francophonie

Un « traître » pour Razzye Hammadi.

Lui qui ne « (voulait) pas employer des termes pareils [...] » ...

  • Hervé NOVELLI,

Entreprises et Commerce extérieur

Enfin un représentant du courant libéral !

Comme si cela ne suffisait pas !

  • Fadela AMARA,

Politique de la Ville

Ni une ni deux, elle passe de présidente de Ni putes ni soumises à secrétaire d’Etat.

  • Alain MARLEIX,

Anciens combattants

Si la chiraquie existait dans un gouvernement Fillon,

il serait peut-être un de ces « chiraquiens » ...

  • Rama YADE,

Affaires étrangères et Droits de l’Homme

Elle était pourtant pressentie à la Francophonie.

Ancienne secrétaire nationale UMP inconnue.

Dans une famille socialiste, à un mari socialiste convient une secrétaire d’Etat UMP !

  • Luc CHATEL,

Consommation et Tourisme

Il doit être soulagé,

il s’impatientait à porter la parole de l’UMP.

  • Bernard LAPORTE,

sera chargé de la Jeunesse et des Sports à la fin octobre

S’il peut être efficace, pourquoi pas.

SAUF QUE, s’il lui arrivait de faire réaliser au XV de France un championnat désastreux,

il ne débarquerait pas forcément très populaire au ministère !

1 haut-commissaire

  • Martin HIRSCH,

Solidarités actives contre la pauvreté

Un président de la République qui s’efforce de continuer l’ouverture, même si en vérité il ne va que débaucher des personnalités prétendues de gauche pour qui l’ambition personnelle passe devant des idées forcément abandonnées dans un gouvernement de droite, ça peut aussi amener de nombreux membres de la majorité à l’amertume, pour qui la stratégie empêche l’entrée dans un gouvernement décidément de moins en moins tourné vers ceux qui ont oeuvré à la victoire de Sarkozy... et de moins en moins tournés vers les femmes, mais cela est un autre problème : celui du maintient des promesses !

18 juin 2007

Evénement

bd99e7d0aa4cb0b0f17c7443d8815310.jpgLégislatives 2007,

second tour

"La gauche requinquée" titre Le Républicain Lorrain, je suis heureux. La joie m'envahit dès hier soir à vingt heures, à l'annonce des résultats. Et ce matin, je n'en suis pas moins content à la lecture du quotidien régional. Tout d'abord à titre personnel, puisque je suis on ne peut plus satisfait de notre sort à la sortie des urnes, bien meilleur que celui qui nous était prédit par la totalité des instituts de sondage. Mais ensuite, et c'est sur cela que j’insisterai, je suis pour la première fois depuis longtemps confiant en l’avenir du Parti socialiste.

Cela était joué. Nous ne pouvions gagner ces élections législatives, et sur cela je ne rejoins pas les propos du président des Jeunes socialistes, Razzye Hammadi. Nicolas Sarkozy avait gagné l’élection présidentielle avec près de 53 % et, quoi que l’on en dise, il fut à l’origine d’une véritable dynamique à droite. Nous étions nous-mêmes en pleine phase de doute, au regard des sondages qui nous étaient donnés les uns derrière les autres. Pas un seul ne nous aura attribué la victoire. Mais peu importe, notre objectif était ici de ne pas laisser au président de la République la possibilité d’effectuer toutes les réformes qu’il envisageait, et de pouvoir jouer de tous les leviers du pouvoir avec une majorité pléthorique à l’Assemblée. Les Français ont compris le message, ils ont compris que Nicolas Sarkozy voulait aller encore plus loin qu’un stade qui était déjà terriblement assassin pour les classes populaires. Que seuls les riches et puissants ne pourraient finalement sortir vainqueurs d’une politique ultralibérale.

Quel sondage avait prédit 207 sièges pour la gauche socialiste ?! Est-ce vraiment cela l’expression d’un accord des Français avec la politique de leur Gouvernement ? On dit que le débat sur la TVA sociale a largement dominé la campagne de l’entre-deux tours, et qu’il a été bénéfique pour la gauche qui aurait su l’exploiter à maximum. Mon opinion n’est pas sensiblement identique. Je suis d’avis d’admettre qu’elle fut au centre de l’actualité cette semaine, mais ce n’est pas exploiter comme on exploite des ouvriers, comme on exploite ses capacités. Ici, il s’agit d’exploiter la Vérité, alors ce n’est pas exploiter. C’est tout simplement clarifier. La TVA sociale, cela aurait été une augmentation de la TVA et une baisse du pouvoir d’achat. Laurent Fabius l’a dès le départ annoncé, mais personne n’a à lui jeter des fleurs. Nous avons tous perdus, mais en vérité, gagnés, sous la houlette de la direction du PS représentée par le Premier secrétaire François Hollande. Parce que, malgré des divisons encore trop flagrantes, nous avons su souligner à quel point la politique de la majorité présidentielle allait à contre-courant de ce que les Français avaient besoin, et en priorité de leur pouvoir d’achat. L’absence de « coup de pouce » à la revalorisation du SMIC, que nos dirigeants se sont bien gardés de réaliser, montre combien, quand on préfère encore parler de suppression de l’ISF, on préfère parler de la condition patronale que de la condition salariale.

On croyait le PCF mort, son nombre de députés demeure très proche de l’effectif nécessaire à la formation d’un groupe. Peut-être le rendront-ils possible grâce à une alliance avec les Verts, qui eux aussi font un score très honorable avec quatre sièges. Mais cela reste insuffisant pour la diversité et la richesse de la représentation des différentes formations qui existent. La bipolarisation est accentuée avec le scrutin majoritaire qu’il faudrait réformer pour permettre à tous nos concitoyens d’être représentés à l’Assemblée, c’est pourquoi nous préconisons le mode proportionnel. Il est en effet parfaitement anormal que François Bayrou, le « troisième homme » de la dernière présidentielle, ne se retrouve qu’accompagné de trois « mousquetaires », ou encore que le Front national ne puisse pas siéger au Palais Bourbon, de même que l’extrême gauche qui ne peut jamais se prononcer autrement qu’à travers la rue. En clair, si la situation actuelle favorise ceux qui n’hésitent pas à s’allier à tout va, elle ne permet pas d’attribuer à la représentation nationale toute sa légitimité, essentielle avant de lui refaire jouer pleinement son rôle via une révision de la Constitution.

Toutefois, si une circonscription devait recueillir notre attention plus particulièrement, ce serait sans aucun doute celle d’Alain Juppé, ou plutôt celle qu’il aurait aimé reprendre. Mais la règle est la règle, François Fillon avait prévenu : chaque membre du Gouvernement candidat et battu à ces échéances électorales devra remettre sa démission au chef de l’Etat et du Gouvernement. Une catastrophe pour celui qui s’était tout juste vu revenir sur la scène politique nationale. Un casse-tête pour le Président et son Premier ministre, qui devront se résoudre à un remaniement autrement plus conséquent que ce qui devait résider en un banal élargissement avec l’entrée de nouveaux secrétaires d’Etat. Un ministre d’Etat à renvoyer, un autre « homme fort » à désigner parmi tous les ambitieux qui se verraient bien prendre la place de numéro deux du Gouvernement, qui est maintenant trop engagé pour reléguer l’Ecologie au second plan. Premier coup dur pour le pouvoir en place.

40 % d’abstentionnistes, c’est toujours trop. Et difficile à analyser. Même si le déroulement des législatives directement après la présidentielle vient immédiatement à l’esprit.

Cependant, 62 % de satisfaits du résultat d’hier soir, c’est déjà un progrès. Voilà pourquoi je disais au début qu’il nous était permis d’avoir confiance en l’avenir, et de mettre encore davantage nos effritements internes de côté. C’est-à-dire laisser tranquillement François Hollande aux commandes pour remplir jusqu’au bout le mandat qui lui a été confié, et ne pas précipiter le parti dans une nouvelle lutte pour sa succession qui ne devra se faire qu’au moment initialement prévu. Autrement dit, d’abord penser la refondation du parti, qui en a nécessairement besoin, avant d’arrêter nos choix sur les personnalités qui devront la conduire.

15 juin 2007

Grand bazar en Orient

93ffe75c3589c8dbb269f381f42c05d4.gifIl est le seul à avoir foi !

Alors j'en appelle maintenant aux commentateurs de ce blog. Je comprends mal, et j'ai besoin de votre aide. Vous saurez peut-être m'éclairer...

Comment, avec (entre autres) :

  • Les territoires palestiniens qui basculent dans la guerre civile.
  • Le Liban devenant un foyer de crise permanente (notamment avec l'implantation d'un terrorisme djihadiste aidé en coulisse par Damas).
  • L’Irak constituant la nouvelle base territoriale d’Al Quaida (depuis l’intervention américaine du printemps 2003), et même d’autres activistes (PPK) (dont Ankara menace « de venir nettoyer les bases arrière » dans l’objectif caché d’empêcher les Kurdes de se former en Etat indépendant).
  • Par conséquent, avec comme seuls pays de « stabilité relative »... la Syrie et l’Iran !

George W. Bush peut-il encore croire en une victoire ?

C’était l’histoire d’un « évangéliste texan ».

14 juin 2007

Peines plancher

9f072e445d17e1c62a6730ad15186fec.jpgTout est prêt, il ne manque plus que l'adhésion du peuple !

C'était une "promesse de campagne" de Nicolas Sarkozy, il a été élu, elle le fait. En effet, c'est à Rachida Dati, fraîchement nommée garde des Sceaux, que revient cette dure tâche. Ce que l’on aura compris, c’est en tout cas que l’actuel gouvernement veut aller vite, très vite. Il faut vite avancer sur les réformes se chuchote-t-on certainement dans les couloirs de Matignon, où il faut comprendre que plus vite c’est fait, moins c’est compliqué. On profite jusqu’au dernier instant de l’état de grâce pour annoncer de nouvelles mesures, toutes plus inquiétantes les unes que les autres, et puis, tant qu’à faire, on va essayer de « faire passer » un maximum de projets de loi en examen pendant les vacances, alors que tout le monde se moquera pas mal de l’actualité, sirotant tranquillement sa boisson préférée au bord de l’eau !

C’est bien « a priori » le 5 juillet que cela devra d’abord être débattu au Sénat. Madame le Ministre est allée vite, pour préparer ce projet de loi. Il faut dire que beaucoup de monde a dû s’atteler illico presto à l’étude et à la rédaction de ce qui deviendra, sans aucun doute, la loi concernant la récidive des personnes mineures et des personnes majeures. Le plus risible, au fond, bien que le moins surprenant, est peut-être que la droite utilise le prétexte qu’ils veuillent effectuer les réformes promises par le président de la République durant sa campagne « le plus tôt possible », comme s’il s’agissait d’être le mieux au service des Français, alors que, bien à l’inverse, ce n’est pas tant leur adhésion qu’ils recherchent. Juste le vote à l’Assemblée nationale, enfin, l’enregistrement paraît mieux correspondre. Parce que oui, l’Assemblée nationale, même si elle disposait déjà de très peu de pouvoir face à un exécutif écrasant, va, avec cette élection, devenir une véritable chambre d’enregistrement. Ou elle s’y apprête en tout cas, selon les sondages. C’est pourquoi notre devoir de socialistes réside à offrir les meilleures campagnes que nous puissions offrir à nos candidats encore en lice, dans les différentes circonscriptions de notre territoire. Donnons tout ce que nous pouvons donner tort aux sondages, affirmant une telle bipolarisation, si douloureuse pour la représentation nationale de la diversité des opinions politiques, qui parfois divergent fortement, mais est pourtant si riche pour le débat public, affirmant aussi une grave défaite de la gauche, dont nos dirigeants ne semblent pas douter, se risquant à arrêter entre les deux tours des décisions aussi tranchées que celles des peines plancher.

Que préconise le Gouvernement ? Une « machine à punir » selon les principaux syndicats de magistrats. Ce qui a été examiné en Conseil des ministres, c’est l’idée de créer pour les récidivistes des peines minimales d’emprisonnement, pour tous les crimes et délits passibles d’au moins trois ans de prison. Le degré de fermeté dans la réponse de la droite à la récidive est encore plus élevé que celui que Nicolas Sarkozy avait défendu avant son élection, y compris pour les mineurs. Mais le plus déroutant est, qu’au-delà, il laisse perplexe. Je lisais que « dans l’art de répondre aux attentes de la société, il y (avait) le pragmatisme OU le bon sens ». Parce que la phrase qui suit précise que « certains verront là une opposition spécieuse entre deux démarches du même ordre ». Et ils ont raison. Prenons l’exemple qui nous est présenté. Le nombre de récidives explose, le Gouvernement réagit aussitôt : projet de loi sur les peines plancher. Sauf que ce ne serait pas le bon sens ici, de durcir la législation en la matière et particulièrement vis-à-vis des mineurs. Que serait le bon sens, s’il y en avait un ? Il serait de « revenir à la peur du gendarme dont chacun sait qu’elle constitue le commencement de la sagesse ». C’est si bien dit, pourquoi formuler autrement ? Merci à Philippe Waucampt, même s’il est rare que j’apprécie ses propos. Par ailleurs il ajoute, tout aussi justement : « Comme l’attente des Français est très forte, il n’est pas étonnant que l’exécutif ait cherché à donner un ton résolument politique [...] entre les deux tours des législatives ». Preuve que le pragmatisme s’en différencie : contrairement au bon sens, il « invite à prendre en compte la réalité de la récidive à l’application des peines ». Toutefois, si l’honnêteté prévaut, alors disons franchement la vérité : le durcissement des peines, ce peut être un durcissement qui, réalisé de la meilleure façon qu’il soit, ne pourra pas plus atteindre son objectif de dissuasion que son objectif d’impact ! Qui plus est, sans corrélation évidente entre peines prononcées et niveau de récidive, il sera quoi qu’il en soit difficile de gérer une population carcérale qui, déjà en surnombre, ne cessera d’augmenter ! Et qui, parce que les prisons sont aussi des universités du crime, ne générera certainement pas une meilleure sécurité publique, fort éloignée du but initial !

11 juin 2007

Evénement

249da6fe2fdecc7930b51a6bdfabb0c2.jpgLégislatives 2007,

premier tour

Nicolas Sarkozy, alors président du parti majoritaire à l'Assemblée nationale, a été élu à hauteur de 53 % président de la République le 6 mai dernier. On entend dire ici et là, mais surtout à TF1, que si les Français avaient élu le candidat de l'UMP, au pouvoir depuis 5 ans sous la présidence de Jacques Chirac, c'était pour accorder leur confiance à ce candidat de la rupture. Or, il a été de nombreuses fois ministre en charge des Finances et de l'Intérieur notamment lors du dernier quinquennat, bénéficiant même du rang de Ministre d'Etat, c'est dire s'il constituait un personnage de tout premier plan au Gouvernement donc dans la responsabilité de la politique nationale, qui selon la Constitution est conduite par le Gouvernement et ses membres, parmi lesquels il était lors de la dernière législature.

Cependant, nous, socialistes, ne pouvons croire en cela car il s'agirait d'un non-sens absolu, que de penser que nos concitoyens auraient fait ce choix en toute connaissance de cause. On ne sait si la politique menée par le Gouvernement ces cinq dernières années a véritablement bénéficié aux Français et à la France, alors sous la conduite successive de Jean-Pierre Raffarin puis de Dominique de Villepin... ou plutôt, si, on le sait, et c'est bien là que le problème est ! Alors, à cette vérité, nos opposants de droite répondent que celui qui est notre nouveau chef de l'Etat n'était alors "que" ministre et ne pouvait disposer d'un champ de manoeuvre suffisant pour la réussite de la politique qu'il soutenait à l'époque dans les différents bureaux ministériels qu'il occupait. A quoi nous rétorquons sans crainte : comme si être n° 2 officiel ne lui en permettait pas assez pour prouver déjà de l'efficacité et des résultats de l'application de ses idées, il fallait de plus qu'il agisse en coulisses comme un véritable Premier ministre bis. Par ailleurs, si la France a pu être source d'admiration en matière de politique internationale, ce n'est pas non plus grâce à lui, ce domaine étant un champ où c'est l'action du Président qui prime ! Mais, du fait, alors quelle est la raison réelle de l'élection de cette personnalité politique à la tête de notre République ? Laisser "sa" chance à tout le monde, et laisser exercer les responsabilités par chacun avant de passer au jugement ? Après tout, la fonction de président de la République n'est pas non plus celle de membre du Gouvernement ? D'une part il est raisonnable de ne pas confier les clés du Château à quelqu'un qui n'a pas su tenir celles de sa propre maison, d'autre part il serait pertinent de proposer à d'autres formations politiques que l'UMP

la gestion des affaires du pays pour encore cinq ans ! Aujourd'hui, pour la première fois depuis 1978, nous n'avons pas connu l'alternance. Nous savons que nous ne connaîtrons pas davantage l'alternance dimanche prochain ! Tout ceci est-ce bien normal ? Non. Pourquoi ? Nous sommes en démocratie, et cet état de fait handicape son bon fonctionnement. Il est une anomalie ensuite car aux vues des premiers résultats tombés à vingt heures sur les différentes chaînes de télévision, de radio, et des médias tout entier, il est un Français qui couche à l'Elysée, qui pourra faire ce qu'il veut ces prochaines années de notre destinée à nous, le peuple français.

La gauche avait pourtant prévenu : il est nécessaire que la majorité de ce pays dispose d'une forte opposition à l'Assemblée nationale. De 381 à 444 sièges de couleur bleue, ça fait beaucoup. Mais, électeurs de gauche, votez et faites voter, ENCORE, et pour la gauche, dimanche prochain !! Si vous croyez que cela reviendrait tout bonnement à ce que vous vous déplaceriez pour rien, laissez-moi vous dire que vous faites là une grave erreur d'appréciation ! Premièrement, on ne se déplace JAMAIS pour rien à une élection. Voter est un droit, c'est aussi un devoir civique. La formule est simple, et elle résume bien. La démocratie a besoin de toute votre attention pour ne pas s'écrouler au moindre moment difficile. Le moyen primordial de s'y intéresser et de lui prêter votre caution, c'est de voter. Votez donc pour la démocratie. Deuxièmement, une majorité écrasante n'équivaut pas à une majorité qui laisserait toute sa place à une opposition à l'Assemblée. Une majorité écrasante règne sur son Etat comme une unanimité chez une nation, alors qu'elles constituent toutes deux des réalités bien différentes. Troisièmement, chaque siège de plus pour la gauche compte. L'exemple est facile, à dix-neuf députés aucun groupe n'est à envisager alors qu'à vingt-et-un et à partir de vingt un groupe peut être créé. Enfin, si vous n'êtes toujours pas convaincus de cette utilité qui s'impose, réfléchissez à ceci : un vote n'aboutit pas forcément dans le cadre de l'espérance d'offrir un siège supplémentaire à un parti, mais il peut se révéler précieux dans le cadre des futurs rapports de force. Car n'omettons pas de nous souvenir que la politique est aussi un champ de perpétuels rapports de force entre les intérêts qui divergent, et qui sont soutenus, c'est selon, par la gauche ou par la droite. Je ne pense pas que le vôtre se situe sans hésitation à droite, à moins que vous ne soyez une de ces fortunes du CAC 40. Même si, aussi riche que vous puissiez être, je ne pense pas non plus que vous ne réfléchissiez jamais à une société du progrès, pour laquelle, je l'ai déjà dit, je ne vois d'autre engagement que le socialisme. Je ne dis pas que le socialisme n'a pas ses défauts, loin de là. Je vous dis que nous avons, et que nous aurons TOUJOURS, besoin de votre sollicitation, dans les urnes et partout ailleurs, car si la droite a le soutien des médias qui influencent tant l'esprit des gens toujours contre leur volonté et parfois sans qu'ils en aient conscience, ou encore celui, gigantesque, des

masses financières et des plus puissants capitaux de ce monde, nous nous ne l'avons pas.

Pour terminer, j'ai décidé de vous faire part d'un ressenti que j'ai au plus profond de moi-même. Si un jour vous vous êtes dit : Pourquoi diable le monde est-il comme il est ? Pouvons-nous vraiment avoir un impact, nous qui ne sommes pas forcément des habitués des sphères du pouvoir, sur la distribution des rôles parmi les individus qui vivent avec nous ici-bas ? Suis-je normal de penser ça ? Un vrai changement n'est-il pas possible, enfin ? Parce qu'après tout, depuis la civilisation, à très peu de choses près, ce sont les mêmes qui prennent les décisions pour tous leurs semblables pourtant constitués comme eux ! Si un quelconque dieu existait, il ne voudrait tout de même pas cela, assurément ! Le progrès est-il en bonne voie ? Ne puis-je pas faire un geste pour l'aider ? Je veux de l'harmonie mais rien de tout ça ne m'y fait songer !

Eh bien, sincèrement (même si ce mot ne signifie malheureusement plus rien, tellement il aura été matraqué par les Hommes depuis sa création), je m'exclame auprès de vous : Si vous saviez, nous nous battons pour la même cause ! Le Parti socialiste existe pour cela, réveillons-le ! Adhérons ensemble, les deux voies honnêtes et authentiques que nous représenterons, ça fera alors au moins deux voies honnêtes et authentiques au Parti ! N'en a-t-il pas besoin, de plus de gens sains, après toutes ces traîtrises ?! L'heure est grave, l'UMP de Sarkozy ne nous attendra pas ! Vous avez bien entendu ? Elle veut aller vite ! Alors dépêchons-nous à rejoindre nos camarades ! Influons sur les décisions du Parti ! On ne veut pas qu'il soit voué au triste avenir que l'on lui prédit ! Modernisons cette organisation qui n'a de cesse d'être vue comme ringarde et dépassée ! Montrons aux autres quel est vraiment le camp des dépassés qui refusent l'avancée ! Celui des conservateurs, pardi ! Celui de l'UMP ! Nous sommes forts avec nos convictions, nous savons être pragmatiques quand il le faut et patienter quand il est nécessaire ! Soyez immédiatement pragmatiques et posons à plat ce qui constitue aujourd'hui le corpus idéologique du PS ! Voyons ce qu'il faut changer, à deux, c'est sûr, on y arrivera mieux ! C'est comme ça que nous persuaderons sur la valeur de nos projets futurs, et que des électeurs la confiance nous regagnerons !

Au final, ce premier tour aura eu ses bons côtés... Mais, qui parle ?! Ce n’est pas moi, rassurez-vous. Sans aucun doute un candidat qui se sera fait élire dès le premier tour ! UMP de préférence, car sur les 105 chanceux du premier tour, un seul est socialiste ! En effet, le regain d’intérêt des Français pour les élections politiques semble s’être perdu dans le record de 39,41 % d’abstention. Et puis que dire du faible score d’un parti extrémiste tel que le Front national ? Que cela est satisfaisant ? Pas pour moi en tout cas. Je sais la nature des thèses du FN, aussi bien antisémites que racistes dans leur ensemble, et je veux les combattre. Mais comment puis-je le faire si cette même structure légale se pose en victime, en se plaignant de ne pas être représentée à l’Assemblée nationale alors que son candidat est quatrième à l’élection présidentielle ? Cela ne m’en sera encore que plus difficile. C’est pourquoi je suis favorable à une dose de proportionnelle aux élections législatives, ou, sinon, à une révision de l’actuel mode majoritaire de ce scrutin. Il met aujourd’hui même en péril l’existence d’un groupe communiste au palais Bourbon, et d’une façon encore plus accentuée la présence de députés Verts, ainsi que de divers autres formations allant de la gauche de la gauche à la droite la plus prononcée.

Pour ne pas avoir 80 % de députés UMP ou assimilés dans deux semaines et sauver la valeur du pluralisme existant,

VOTEZ ET FAITES VOTER POUR LES CANDIDATS DE GAUCHE le 17 juin prochain !!

05 juin 2007

Destination... unknown !

d8490495f5d7f507f1ae4a69376b1446.jpgAvec Sarkomythe, tout devient possible !!

Vous m'avez tant attendu, j'arrive... enfin, sur mon blog !

Je ne sais pas où je vais avec ce blog, c'est ce qui est le plus drôle je pense. D'où le titre : Destination unknown ! Je préviens à l'avance, il s'agira d'un blog où régnera la dictature, où le maître-mot sera pensée unique, qui ne vous mérite pas, vous, qui viendrez donc visiter mon blog à de nombreuses reprises.

Pourquoi ? Parce qu'il sera aussi le vôtre ! Eh oui, ce n'est pas spécialement mon blog que j'ai voulu faire avec ça : je m'explique. J'ai de nombreux défauts, parmi lesquels tous ceux que j'ai repproché aux bloggeurs donc je me défend pas avance de toute responsabilité vis-à-vis de ce site ! Par exemple, s'il m'arrive une période durant laquelle je n'ai véritablement aucun moment pour y contribuer, je ne souhaite recevoir aucun retour de désagrément ! Vous avez compris la philosophie ? Imprégnez-vous en !

Quels seront les sujets autorisés sur ce site ? Politique bien-sûr, économie, sociologie, histoire, mais aussi philosophie ! Amusez-vous bien. En attendant on approche de minuit et je suis extrêmement fatigué, c'est pourquoi je me dois de mettre un terme à la rédaction de cette toute première note. En espérant qu'il y en aura d'autres, riches, intéressantes, intriguantes, attrayantes, que sais-je ?!

Notez enfin le choix de la couleur du bleu qui est le symbole de la droite, mais aussi ma couleur préférée ! Tout comme le choix de mon pseudonyme, qui pourrait lui-aussi laisser présager que j'appartiens à l'actuelle majorité présidentielle de ce pays. Or, il n'en est rien, détrompez-vous et ne soyez pas déçus ! Je suis pour le progrès, pour l'harmonie dans nos sociétés, pour laquelle je ne vois que d'autre engagement que le socialisme. Parce qu'une société où la justice sociale est de mise, c'est une société qui gagne !

Et si vous souhaitez toujours savoir qui je suis, que vous n'êtes toujours pas satisfaits malgré tous ces efforts, je suis désolé de vous dire que je ne puis plus rien pour vous ! A part vous conseiller d'écouter le morceau musical que je chérie tant : Destination unknow, know, know, know, know, ...

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