02 août 2007
La "TVA sociale"
Enfin du travail pour Besson !
Nous, socialistes, sommes bien évidemment heureux que monsieur Eric Besson, peu après sa trahison auprès des socialistes, en acceptant d'entrer au gouvernement de François Fillon et de participer à la gigantesque mise en scène pour faire croire les Français à l'ouverture, ait été informé par courrier du chef du Gouvernement qu'il devra "lancer la réflexion sur la TVA sociale" avec Jean-Louis Borloo.
A vrai dire, il est vrai que nous ne savions jusqu’alors à quoi servait exactement Eric Besson dans le Gouvernement, tel qu’il fût nommé auprès du Premier ministre, secrétaire d’Etat à la Prospective. En vérité, son rôle dans la mesquinerie politicienne de l’UMP ne nous était pas inconnu le moins du monde. On savait bien de toute façon qu’il ne fallait pas voir autrement la jeune fille noire du plateau de France 2 au soir des législatives, qui faisait un éloge on ne peut plus subjectif du président de la République « qui l’a attirée à l’UMP » et l’a envoyée dans les studios des chaînes pour montrer à quel point son parti pouvait être le parti de la diversité en général, mais surtout de la diversité ethnique, et bien visible, aux environs de vingt heures trente lorsque les gens regardent le plus leur poste de télévision ! En fait, qu’il fallait voir là un même mode stratégique de l’UMP qui consiste dans la communication, et qui malheureusement y réside exclusivement. En clair, peu importe si ce que l’on fait est mal, faisons apparaître que ce que l’on fait est bien ! Période de campagne oblige...
Mais revenons à la « TVA sociale ». On l’appelle aussi, ici ou là, « TVA anti-délocalisations ». Remarquez déjà que la compression de ces deux termes peut aussi bien donner TVA anti-sociale que TVA de délocalisation sociale. Et elle conviendrait mieux, l’une comme l’autre. Pourquoi ?
Tout d’abord, il est à rappeler que la TVA est l’impôt le plus inégalitaire, puisqu’il « pèse indistinctement sur tous les citoyens qu’ils soient riches ou pauvres ». Et une augmentation de la TVA demeure à craindre, pas si facile pour réduire les inégalités sociales finalement... S’il s’avère qu’à terme une augmentation de cinq points de la TVA n’est pas exclue d’ici les prochains mois, selon les propres propos de François Fillon, on ne verrait donc plus très bien pourquoi le préfixe anti ne viendrait pas s’ajouter à l’adjectif sociale.
Ensuite, à propos de l’efficacité d’une telle mesure dans la lutte contre les délocalisations. Hier, Jean-François Copé, ex-ministre du Budget, a avoué qu’il est impératif que « les entreprises jouent le jeu » pour que l’éventuelle mesure remplisse les objectifs initialement fixés, c’est-à-dire y compris celui de restreindre le nombre de délocalisations à l’étranger. Autrement dit, il est certain que tout est déjà planifié d’avance, comme sur du papier. Les entreprises vont « (jouer) le jeu », et tout se passera comme prévu. Sauf que personne n’y croit, à commencer par les défenseurs d’une telle idée ! Surtout quand l’on connaît l’imprévisibilité de la science économique, que les plus grands patrons se disent d’ores et déjà « réservés » au sujet d’une telle mesure qui a de grandes chances de « briser la reprise actuelle »...
Nicolas Sarkozy veut aller vite, on le savait ! Le mot d’ordre est indéfectiblement ancré dans les esprits, le chef du Gouvernement a demandé à son ministre de l’Economie de « mettre à l’étude » ce mécanisme « en vue d’une mise en oeuvre rapide ». Autant dire que nos dirigeants veulent prendre de court, et aller plus vite que tout ce qui existe autour d’eux ! Elle veut surmener la gauche, en annonçant les projets au rythme le plus rapide qu’il soit, et ne pas lui laisser le temps de respirer pour réagir ! Mais la précipitation est-elle la reine de toutes les peines ? S’il s’agit de faire passer la gauche pour une espèce d’organisation de vieux croulants attardés aux idées figées depuis un demi-siècle, alors oui cela en vaut la chandelle en ce moment. Mais je ne sais si l’état de grâce rendra autant service aux Français qu’il ne sert au chef de l’Etat, le lendemain de l’écroulement d’une gauche qui ne sera plus là pour guider les citoyens et les éclairer un peu, leur démontrer par une analyse rigoureuse là où veut aller le pouvoir en place, avec des méthodes aussi fines que sournoises pour en finir avec les plus faibles.
Pour financer une Sécurité sociale de plus en plus déficitaire, pour laquelle l’unanimité du personnel expert a reconnu un mauvais système de recueil de l’argent et de répartition, on cherche à ce que les tout le monde cotisent tout ce que les employeurs ne devront plus versés... et on croit en une baisse des prix à l’origine d’un pouvoir d’achat plus affirmé. Ce doit encore être pour les plus faibles, et une étude ciblée sur l’évolution des prix du panier de la ménagère me paraît opportune, pour voir si ce ne serait pas plutôt encore, et comme toujours, ceux qui sont de plus en plus à être assujettis à l’ISF qui seront les seuls à en bénéficier !
16:45 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Politique, archives, blog




Commentaires
polidique à meddre en lien adek la flad dax d a dire un impod qui esd à 25% pour les endreprises les redenus ed la gonsommadion!!! désolé il manque des leddres!!!!
Ecrit par : niolas | 13 juin 2007
Bon, encore une fois, la campagne législative se joue sur les impôts. Dans notre super-société, il faut toucher les gens au portefeuille pour que ça marche, leur dire que l'autre va augmenter les impôts pour gagner des voix!
http://ulfablabla.free.fr/images/2007/avril/LCP/chomage_ecologie.jpg
Sinon, bah, malgré ce débat gagné d'avance, ça n'aura malheureusement qu'un impact marginal sur le résultat des élections de dimanche, pour la simple raison que les législatives, tout-le-monde-s'en-fout!
En tout cas, ça laisse augurer de bonnes choses pour la suite..... ça y est, notre gouvernement commence à tomber les masques; le gouvernement de la rupture augmente la TVA et baisse les impôts (rappelons-nous de la politique fiscale de notre dernier Président), cette équipe de la rupture qui a tant pourfendu la langue de bois et défendu le parler "vrai" nous cache une augmentation d'impôts par une expression qui ne veut rien dire.
C'est drôle, mais j'ai comme l'impression que rien ne va changer. Rien.
Et en 2012, quand le Nain Jaune se représentera, il promettra de rompre avec la politique de l'ancien gouvernement?
Ecrit par : Killcow | 16 juin 2007
Sinon, rien à voir: le sondage ne marche pas, ça me renvoie aux résultats d'un autre sondage sur Emma Watson. Tu ne te serais pas trompé de code source par hasard?
Ecrit par : Killcow | 06 août 2007
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